Le gros point Godwin de Nicolas Dupont-Aignan, interrogé sur Emmanuel Macron

Publié à 15h22, le 24 novembre 2016 , Modifié à 15h24, le 24 novembre 2016

Le gros point Godwin de Nicolas Dupont-Aignan, interrogé sur Emmanuel Macron
Nicolas Dupont-Aignan, invité de .pol, la webémission du Lab. © DR

C’est un classique en politique. On veut dire du bien de quelqu’un et puis PAF, on finit quand même par en dire du mal. Exceptionnelle illustration ce jeudi 24 novembre, où Nicolas Dupont-Aignan commence par une séquence bienveillante avec Emmanuel Macron et termine par parler… d’Hitler.

Le président de Debout la France est l’invité de .pol, la webémission du Lab en partenariat avec Linternaute.com, Le Huffington Post et Le JDD. Dans la séquence "Une minute pour dire du bien de…", le candidat à la présidentielle choisit de parler de l’ancien ministre de l’Économie plutôt que de François Hollande. Il dit :

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Il y a un point où je l'approuve [Emmanuel Macron], c'est sa volonté d'être hors primaire comme je le suis, d'avoir compris que les partis politiques sont cramoisis et dépassés. C'est un "hors système socialiste", tellement il est l'avocat de la mondialisation. Je reconnais sa cohérence. Je suis en totale opposition sur son projet de société. Je crois que c'est quelqu'un de cohérent mais en même temps une imposture.

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"Imposture"... voilà qui n’est pas très bienveillant. Alors, poursuivant sa lancée, Nicolas Dupont-Aignan dézingue l’ex-banquier. Ce qu’il incarne peut être rapproché, selon le député-maire d’Yerres, de la faiblesse du régime allemand de la fin des années 1920. Et voilà le joli point Godwin du jour :

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- Nicolas Dupont-Aignan : Les puissances de l'argent roi ont toujours besoin de marionnettes. Ce qui est insupportable chez Macron (après la phase gentille, il faut bien que j’équilibre), c’est cette espèce de bonne conscience et de suffisance de l'argent roi qui veut imposer des sacrifices aux Français alors qu'ils font partie d'une catégorie qui s'est toujours servie. [...] Il ne connaît pas les Français.



- Journaliste : Mais il est à 15 % dans les sondages…



- Nicolas Dupont-Aignan : Attendez attendez attendez, donnez-moi les mêmes médias que lui, je pense que je serai aussi à 15 %, hein. C'est une bulle médiatico-financière parce que le système mondialisé, malheureux, qui tue les peuples et déclasse les classes moyennes a besoin d'avocats. Et ces avocats d’ailleurs sont pris comme des lingettes et jetés après. On a eu Hollande, on a eu Valls, maintenant Macron et quand il pourra plus être utile ils en prendront un autre ! Ce sont des candidats au service des puissances d’argent et qui sont en train de martyriser les peuples. Et - je pèse mes mots - d’aboutir à des réactions qui peuvent être dangereuses et excessives. Moi, je n'oublie jamais qu'Hitler est arrivé de la faillite de la République de Weimar et de la pauvreté de masse. L'histoire est tragique. On ne peut pas condamner les peuples à ne plus vivre. Et j’aimerais que la petite caste parisienne qui vit bien, qui ne voit pas ce qu’il se passe dans le pays, comprenne ce qu’il se passe. [...] Du chaos économique et social peut sortir le pire.

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À revoir ci-dessous en vidéo :


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