Le Guen compare Hollande à l’équipe de foot d’Italie des années 70 pour expliquer qu’il va gagner en 2017

Publié à 07h16, le 06 juin 2016 , Modifié à 07h33, le 06 juin 2016

Le Guen compare Hollande à l’équipe de foot d’Italie des années 70 pour expliquer qu’il va gagner en 2017
Jean-Marie Le Guen © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

A cinq jours de l’ouverture de l’Euro 2016 en France, les politiques jurent beaucoup par le ballon rond. Si la tendance à la comparaison footballistique est déjà perceptible en temps normal, elle l’est encore plus à quelques jours de l’entrée en lice de l’équipe de France. Et François Hollande lui-même, dimanche 5 juin, n’a pas été en reste en multipliant les métaphores footballistiques sur la politique, son rôle et la France, le jour où il a rendu visite aux Bleus à Clairefontaine.

Alors ses soutiens poursuivent sur le plan "footpolitique". Ainsi Jean-Marie Le Guen, ministre proche de Manuel Valls qui souhaite la réélection de François Hollande, use-t-il aussi de la métaphore footballistique, ce lundi 6 juin dans les colonnes de L’Opinion, pour expliquer qu’à la fin, c’est François Hollande qui gagne. Comme l’ultra-défensive équipe d’Italie des années 70, réputée pour sa tactique dite du catenaccio.

Et le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement de lancer :

"

La tactique politique de François Hollande s’est forgée dans les années 1970. A l’époque, l’équipe de foot d’Italie jouait en défense, mettait des coups dans les tibias, perdait du temps, et quand l’équipe adverse était épuisée, elle contre-attaquait et marquait. On s’emmerdait pendant 90 minutes mais à la fin, c’est l’Italie qui gagnait.

"

Sous-entendu, pas besoin d’être flamboyant pour remporter la mise lors de la présidentielle en 2017. Car, pour Jean-Marie Le Guen, François Hollande ce n’est pas le Brésil, ce n’est pas le joga bonito de la politique. C’est plus sobre, donc plus efficace. Il poursuit sa comparaison :

"

Le Brésil en revanche, privilégiait la beauté du jeu offensif, c’était flamboyant, mais ça ne gagnait pas forcément à la fin.

"

On ne sait pas qui, dans la tête de Jean-Marie Le Guen, représente le Brésil (Mélenchon ? La droite ?) mais peu importe, puisqu’au final c’est l’Italie-François Hollande qui gagnerait. Sauf qu'en regardant le palmarès des années 70, Coupes du monde et Euros réunis, nulle présence de l'Italie sur la plus haute marche du podium. On rappelera simplement à Jean-Marie Le Guen qu'en finale de la coupe du monde 1970, le Brésil avait étrillé l'Italie 4-1. La victoire du joga bonito sur le catenacio.

Du rab sur le Lab

PlusPlus