Le maire LR de Perpignan défend l'installation de compteurs électriques en parlant de… la Shoah et de l'Allemagne nazie (puis s'excuse)

Publié à 12h44, le 02 mai 2016 , Modifié à 13h05, le 02 mai 2016

Le maire LR de Perpignan défend l'installation de compteurs électriques en parlant de… la Shoah et de l'Allemagne nazie (puis s'excuse)
Jean-Marc Pujol © RAYMOND ROIG / AFP

Ne cherchez plus : le point Godwin du mois, voire de l'année, est remporté haut la main par le maire Les Républicains de Perpignan. Jeudi 28 avril, au cours d'une réunion publique, Jean-Marc Pujol a en effet évoqué l'Allemagne nazie pour défendre... l'installation dans sa ville de compteurs électriques nouvelle génération.  

Comme l'a relevé le quotidien local L'Indépendant, le premier édile a défendu au cours de cette réunion l'installation dans sa commune de compteurs électriques Linky, des compteurs décriés notamment pour des raisons de santé, du fait, selon des opposants, de leurs ondes électriques.

Pas d'accord, a rétorqué Jean-Marc Pujol  qui en a profité pour parler de... la Shoah, comme l'a repéré la journaliste de Mediapart  Ellen Salvi :

Le lien ne vous semble pas évident ? C'est juste que l'Allemagne a renoncé l'an dernier à la généralisation de ces compteurs Linky. D'où cette comparaison surréaliste de Jean-Marc Pujol :  

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L’Allemagne a peut-être refusé l’installation des compteurs Linky, mais à côté de ça, ils envoyaient des gens à la chambre à gaz. Les Allemands sont excessifs en tout !

 

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Conscient d'avoir *légèrement* dérapé, le maire LR de Perpignan a présenté ses excuses, le lendemain. Sur son blog, l'élu LR a parlé d'une "regrettable maladresse", surtout de la part de l'élu d'une ville jumelée avec Hanovre depuis 1960. Il a écrit :

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Je reconnais, c’est une bourde. Oui, je sais, un homme politique doit être irréprochable. Il y a eu une bourde de ma part, ne rien dire serait en commettre une seconde. Cette sortie de langage est inappropriée, ce sont-là des propos tenus dont je ne suis pas fier. C’est maladroit, c’est une sottise sans nom car en plus cela ne veut rien dire, quand on y réfléchit.

 

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Jean-Marc Pujol a précisé ne pas vouloir s'abriter "derrière 'la phrase sortie de son contexte', ou tenter de produire de laborieuses explications 'les yeux dans les yeux'… "J’assume cette maladresse et je veux surtout m’excuser auprès des personnes qui auraient pu être choquées par mon parler excessif", a-t-il ajouté, dans un ton suffisamment rare pour être souligné.

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