Le multiplex du dimanche 19 mars avec Dupont-Aignan, Bayrou, Le Pen, Filippetti et Poutou

Publié à 09h56, le 19 mars 2017 , Modifié à 16h49, le 19 mars 2017

Le multiplex du dimanche 19 mars avec Dupont-Aignan, Bayrou, Le Pen, Filippetti et Poutou
Image Le Lab



#MULTIPLEXPOLITIQUE - Et voici venue l'heure du multiplex politique. Tout au long de la journée et des interviews politiques dominicales, Le Lab se plie en quatre (voire beaucoup plus) pour vous proposer ses morceaux choisis de ces rendez-vous.

Au programme de ce dimanche 19 mars : Nicolas Dupont-Aignan dans Punchline sur C8, François Bayrou dans BFM Politique sur BFMTV, Marine Le Pen à Dimanche en politique sur France 3, Aurélie Filippetti au Grand Jury sur RTL/Le Figaro/LCI et Philippe Poutou au JT de 13h de TF1.

  • Marine Le Pen 


# Osef la préparation du débat

Ça y est, depuis samedi 18 mars, on connaît la liste officielle des 11 candidats à l’élection présidentielle. Et les choses sérieuses vont très vite commencer puisque le premier débat télévisé aura lieu lundi 20 mars sur TF1 entre les cinq candidats qui sont, pour l’instant, placés aux cinq premières places dans les sondages. Invitée de Dimanche en politique sur France 3, Marine Le Pen a semblé satisfaite de "parler du fond". "Les Français ont des interrogations, des préoccupations. Ils veulent savoir ce que proposent les uns et les autres", a assuré la candidate frontiste. En revanche, pas besoin de préparation pour la présidente du FN. Elle explique :

Je n’ai pas préparé particulièrement. Ce qui est sûr, c’est que [ce débat] montrera, à l’évidence, que les propositions qui sont les miennes sont effectivement très différentes de celles de mes adversaires.

Marine Le Pen veut donc vraiment faire passer le message d’une candidate qui avance, sereine. Dans les colonnes du JDD ce dimanche 19 mars, cette impression est confirmée. Elle n’a rien changé à son agenda. "Marine Le Pen connaît ses dossiers, elle est prête, elle ne change rien", explique son entourage. 

# Et les fiches, on en parle ?

Samedi 18 mars, Emmanuel Macron présentait le volet "défense" de son programme. Aucune trace de Jean-Yves Le Drian à ses côtés. Et pourtant, les signes en faveur d’un ralliement se multiplient bel et bien ces dernières semaines. On a même appris récemment que le ministre nourrissait le candidat d’En marche ! de fiches sur les affaires de Défense. Un coup de pouce qui ne plaît visiblement pas à Marine Le Pen. Elle dénonce ce dimanche une "rupture des règles de la campagne" :

C’est Monsieur Le Drian qui, depuis des semaines, lui livre des notes, met à sa disposition l’ensemble des membres de son cabinet ministériel pour aider la candidature de Monsieur Macron. Je pose d’ailleurs la question : est-ce que tout ça, c’est tout à fait loyal ? Est-ce qu’un ministre peut mettre ainsi ses services à disposition d’un candidat ? Est-ce que ce n’est pas une rupture des règles de la démocratie, de la campagne électorale ?

Pour Marine Le Pen, le discours de Monsieur Macron en matière de défense n'est autre qu'un "copié-collé de Monsieur Le Drian". 



 
 
  • Aurélie Filippetti


#Peau de banane

La tribune de Manuel Valls dans le JDD dénonçant "le cynisme" du camp Hamon ? Du sabotage, pour Cécile Duflot. "Une peau de banane" qui "n’entravera pas" la campagne de Benoît Hamon, pour Aurélie Filippetti.

Interrogée sur le manque de soutien de ténors socialistes, et notamment de ministres, à Benoît Hamon, qui tient un meeting important ce dimanche à Bercy, l’ancienne ministre de la Culture a rétorqué que "si c'est pour avoir des rangées d'éléphants socialistes, alignés, qui viennent s'afficher sur la photo, il vaut mieux qu'ils ne soient pas là". Et d’ajouter :

Ceux qui boudent, qu'ils restent dans leur bouderie, nous on est sur le terrain, on ne se résigne pas à la disparation de la gauche dans cette présidentielle.

A propos de la tribune de l’ancien Premier ministre, dans laquelle il éreinte le programme de Benoît Hamon, accusé de faire monter le FN, Aurélie Filippetti estime que "ce qui fait le lit du FN, c'est quand on ne respecte pas des engagements pris dans une campagne présidentielle ou pris dans une campagne de la primaire". Elle fulmine ensuite :

Ça discrédite la politique, c'est ça qui fait le jeu du FN. C'est une peau de banane mais je ne pense pas que ça suffise à entraver la campagne de Benoît Hamon. La réalité est que le suffrage s'est exprimé massivement en faveur de Benoît Hamon.

#Découplage

Cette semaine, Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux de son état, a estimé que les conditions étaient réunies pour une sortie de l’état d’urgence. Ce que souhaite Benoît Hamon et nombre de ses soutiens. Et ce n’est pas l’attaque d’Orly, samedi 18 mars, qui va les faire changer d’avis. Bien au contraire, selon Aurélie Filippetti, cette attaque ne justifie aucunement le maintien de cet état d’exception.

"Malheureusement, l’état d’urgence ne permet pas d’empêcher le passage à l’acte. Il faut rappeler que l’état d’urgence pose des problèmes en ce qui concerne les libertés de l’ensemble des français", développe l’ancienne ministre. Avant d’insister, rappelant que la législation a été adaptée depuis les attentats de 2015 avec des lois sur le terrorisme et une sévère loi renseignement :

On a fait passer dans la loi certains dispositifs de droit commun. Je considère que l’état d’urgence ne permettant pas d’empêcher le passage à l’acte, ce n’est pas la solution adaptée. La solution adaptée, c’est de renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie pour gérer les problèmes de sécurité au quotidien. La question de l’état d’urgence doit être découplée de ce qui s’est passé à Orly.

 
 
 
 
  • Philippe Poutou


#Besoin de personne

C’était limite limite. Jusqu’au dernier pointage définitif et officiel du Conseil constitutionnel, Philippe Poutou n’était pas sûr de pouvoir concourir à l’élection présidentielle. Finalement, le candidat du NPA a dépassé les 500 signatures nécessaires. De peu. A-t-il bénéficié de l’appel du FN, par la voix de Louis Aliot, à le parrainer ? "Tous leurs élus ont parrainé leur candidat", répond l’ouvrier du NPA pour qui il s’agissait d’une "opération séduction" avec un fond de "calcul électoraliste" de la part du parti de Marine Le Pen :

Il y a eu une opération séduction en disant "regardez, le FN est démocratique". Il y a eu un calcul électoraliste qui correspond à la démagogie du Front national. On leur a répondu "non merci" et on s’est débrouillé sans eux.

#Antisystème

Comme une bonne grosse partie des candidats à cette élection présidentielle 2017, Philippe Poutou se présente lui aussi comme un candidat "antisystème". Mais lui précise que ce système qu’il combat est le "système capitaliste" :

On représente quelque chose de différent. Il y a l'idée qu’on peut être des gens d’en bas, des gens simples et qu’on peut faire de la politique, prendre nos affaires en main. On peut faire de la politique et exprimer directement notre colère contre le système. Le système capitaliste. Faire porter cette voix de la colère, des luttes sociales.




  • François Bayrou 


# Mitterrand dans le texte

C’est une question qui revient souvent quand un macroniste est invité : si l’ancien ministre de l’Economie est élu en mai prochain, comment pourra-t-il  former une majorité en juin ? Invité de BFM politique ce dimanche, François Bayrou a trouvé la solution : citer François Mitterrand. Pourquoi pas. Le président du MoDem a ressorti une phrase de l'ancien Président qui date de 1981 pour répondre aux doutes sur son éventuelle majorité :

François Mitterrand disait déjà ça en 1981 : "Est-ce que vous croyez que les Français sont assez bêtes pour m'élire président de la République en mai et me refuser la majorité pour gouverner au mois de juin ?" Je sais la cohérence des Français et l'attractivité qu'exerce sur les électeurs un président de la République qui vient d'être élu.

Au passage, François Bayrou en a profité pour glisser une petite pique à la gauche. Et aussi à la droite, quitte à faire. Selon lui, "ce sera une cohérence beaucoup plus facile à trouver que dans une prétendue majorité de gauche qui ne s'entend sur rien ou dans une prétendue majorité de droite qui ne s'entend sur rien non plus".





  • Nicolas Dupont-Aignan


#ChaiseVide

"J’étais indigné, je le reste." Au lendemain de son départ théâtral du plateau du JT de TF1 pour dénoncer son absence au premier débat de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan ne décolère pas. Et assume totalement son coup de gueule. Pour le candidat à l’élection présidentielle, cette "affaire est symbolique", dit-il, avant d'expliquer son courroux :

Le Conseil constitutionnel a désigné les candidats et deux jours après, une grande chaîne de télévision, sélectionne ses candidats et ose même marquer "les grands candidats". En République, j’ai voulu le rappeler, il n’y a pas de grands et de petits candidats. Il n’y a pas de grands français et de petits français. Cette affaire est symbolique de la société dans laquelle on vit où l’injustice est partout. 

Dans son JT de 13h ce dimanche, TF1 a répondu à l’happening de Nicolas Dupont-Aignan. "Le groupe TF1 tient à rappeler les éléments suivants : à deux reprises, le CSA puis Le Conseil d’Etat ont débouté Nicolas Dupont-Aignan de ses demandes. La rédaction de TF1 travaille en toute indépendance", a expliqué la présentatrice du JT.

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