Le multiplex du dimanche 24 septembre avec Muriel Pénicaud, Florian Philippot, Christophe Castaner et Valérie Pécresse

Publié à 10h14, le 24 septembre 2017 , Modifié à 06h28, le 25 septembre 2017

Le multiplex du dimanche 24 septembre avec Muriel Pénicaud, Florian Philippot, Christophe Castaner et Valérie Pécresse
Florian Philippot, Christophe Castaner, Muriel Pénicaud et Valérie Pécresse © Montage via AFP
Image Sylvain Chazot


#MULTIPLEX - C'est dimanche et comme tous les dimanches, c'est multiplex. L'occasion pour le Lab, au moins une fois dans la semaine, de se mettre en quatre et de vous proposer le meilleur des interviews dominicales, avec, pour ce 24 septembre.

Au menu : Muriel Pénicaud au Grand Rendez-Vous Europe 1 / Les Échos / CNews, Valérie Pécresse à Dimanche en politique sur France 3, Florian Philippot sur BFM Politique et Chrsitophe Castaner dans Questions Politiques, sur France Inter / franceinfo: / Le Monde.

  • Muriel Pénicaud



#Indignes

La phrase a créé la polémique. Samedi, à Paris, Jean-Mélenchon a usé d'une formule qui a pour le moins été remarquée. "On a appris que la démocratie, ça ne serait pas la rue... Monsieur le Président, il vous reste à apprendre l'histoire de France pour apprendre que c'est la rue qui a abattu les rois, c'est la rue qui a abattu les nazis, c'est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962", a-t-il dit avant d'ajouter que c'est la rue qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés, le retrait du CPE, le droit au logement opposable, etc.

La référence aux nazis a été dénoncée par plusieurs responsables politiques, dont Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement jugeant Jean-Luc Mélenchon "indigne" de porter les couleurs nationales car il "mêle démocrates et républicains à la fange nazie". Muriel Pénicaud est du même avis :

Comme une grande majorité de Français, j'ai été choquée, j'ai été indignée qu'on puisse mettre sur le même plan des nazis, des démocrates, des républicains.

Et la ministre du Travail d'estimer que "ces propos sont indignes et honteux", dénonçant "un manque de respect de notre histoire et de ceux qui ont combattu, sous toute leur forme contre ce qu'il fallait". 

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  • Florian Philippot



#TousEnsemble

Florian Philippot a claqué la porte du FN jeudi 21 septembre. Certains frontistes l'ont suivi. Ils sont d'ailleurs présents pour la plupart ce dimanche sur le plateau de BFMTV. On voit ainsi derrière Florian Philippot : Maxime Thiébaut, Thomas Laval, Franck de Lapersonne, Joffrey Bollé ou encore Kelly Betesh.





#BisRepetita

Florian Philippot se désole de voir le FN être un parti d'extrême droite. Dans l'entourage de l'eurodéputé, cependant, certaines insultes racistes, antisémites, violentes, se font également entendre. Deux  tweets de 2014 et 2015 d'Alexandre B., ancien assistant parlementaire de Sophie Montel, sont ainsi relayés depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.

Sur le premier, datant de 2014, on lit ceci :

Préchauffez le four à 250° pour une cuisson à point. (...) Josianne, 

"Un pastiche de Jean-Marie Le Pen", selon Alexandre Benoit, auprès du Lab. Sur le second message, datant de 2015, on lit : 



Quand j’écoute Elkabbach, il m’arrive de devenir, l’espace d’un instant, plus antisémite que Soral 

"C'était un tweet idiot, je le conçois parfaitement. Et je nie évidemment l'antisémitisme", explique au Lab Alexandre B. 

De son côté, Florian Philippot rappelle qu'Alexandre B. n'est plus l'assistant parlementaire de Sophie Montel "depuis longtemps", qu'il n'est pas adhérent aux Patriotes et qu'il ne l'a pas vu depuis plusieurs mois. Puis il ajoute :

Je peux dire raisonnablement qu'il n'est pas antisémite. Donc il faut lui poser la question pour savoir pourquoi, il y a longtemps, il y a quatre, cinq ans [deux ans en fait, NDLR] il avait écrit cela.

Et Florian Philippot de refuser de justifier Alexandre B. Cela lui rappelle trop de mauvais souvenirs. Comme lorsqu'il était au FN et qu'il devait faire la même chose pour les candidats frontistes qui tenaient des propos racistes, antisémites, homophobes, violents, etc. "J'ai assez donné pour ça, quand le Front parfois dérivait et que je faisais parfois le tour des plateaux de télévision pour justifier des choses injustifiables, ça va, j'ai donné", dit-il. 

  • Christophe Castaner



#Poujadisme

Chacun y va de son commentaire depuis qu'a éclaté la polémique sur le discours de Jean-Luc Mélenchon, prononcé samedi lors de la manifestation parisienne contre les ordonnances. Christophe Castaner, s'il a déjà réagi hier, jugeant "indignes" les propos du chef de file des députés LFI évoquant les nazis, ce dimanche, il revient à la charge.

Le porte-parole du gouvernement évoque cette fois-ci une "faute politique de mettre sur le même niveau ceux qui ont fait tomber les nazis, et la rue y a contribué, mais aussi Alain Juppé ou Emmanuel Macron". Christophe Castaner, après avoir rappelé que Jean-Luc Mélenchon a "perdu les élections présidentielles" [sic], n'apprécie visiblement pas l'appel de "JLM" à organiser dans les jours à venir des "casserolades" pour "empêcher de dormir" ceux qui les "empêchent de rêver". Christophe Castaner réplique :

C'est Poujade en France qui a pratiqué les casserolades, ou encore ceux qui ont fait tomber Salvador Allende. Là encore une petite révision d'histoire éviterait certaines erreurs.

Pour rappel, Pierre Poujade, figure politique de la IVème République, est associé principalement à la défense des petits commerçants et artisans. Le poujadisme est un mouvement corporatiste, antiparlementariste et nationaliste. C'est avec lui que commence la carrière politique de Jean-Marie Le Pen. Quant à Salvador Allende, président du Chili, assassiné le 11 septembre 1973 à l'occasion du coup d'État de Pinochet, il est une figure politique de la gauche dans le monde. Jean-Luc Mélenchon l'invoque régulièrement.

Sinon, il y a eu aussi des casserolades contre Louis-Philippe, organisées par les Républicains opposés à la monarchie de Juillet.



#On est tous 200.000

A l'issue de la manifestation de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a annoncé le chiffre des manifestants : 150.000 personnes (30.000 selon la police).

Voilà un chiffre qui a bien fait rire Christophe Castaner. Il lâche :

Moi, j'étais un peu surpris, je m'attendais à ce que le chiffre soit 200.000. Parce que traditionnellement, depuis quelques mois, toute manifestation politique fait 200.000 personnes. C'est le chiffre de base. Moi-même j'ai réuni mes amis à Forcalquier, on était 200.000.

Christophe Castaner a été maire de Forcaldier pendant 16 ans, jusqu'aux dernières législatives. Cette bourgade des Alpes-de-Haute-Provence compte 5000 âmes. Christophe Castaner a le sens de l'humour.

  • Valérie Pécresse



#PointNazi

Valérie Pécresse dénonce "un scandaleux détournement de l'histoire et c'est une scandaleuse réappropriation de l'histoire". "Ceux qui ont abattu les nazis, c'est les troupes alliées, en lien avec la résistance. Et ce n'est certainement pas monsieur Mélenchon et ses amis", dit-elle. De fait, personne n'a jamais soupçonné Jean-Luc Mélenchon d'avoir abattu les nazis mais passons... Valérie Pécresse est vraiment très en colère. Elle lance :

Je pense qu'aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon se comporte comme les factieux d'extrême droite des années 30. Il veut renverser la démocratie par la rue. Eh bien ce n'est pas rue qui gouverne dans ce pays. 

#Promis

Valérie Pécresse n'est pas sur la même ligne politique que Laurent Wauquiez. C'est le cas de le dire.

Pour autant, la présidente de la région Île-de-France ne veut quand même pas critiquer ouvertement celui qui sera très certainement le futur président de sa formation politique. Quand elle attaque Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse fait donc comme si ce n'était pas lui qu'elle visait, sauf que ses mots ne peuvent pas vraiment viser quelqu'un d'autre. Elle lance :

Ce qui me fait peur, c'est le jugement qu'ont les Français sur les politiques qui ne tiennent pas leurs engagements. Et aujourd'hui, dans cette période de défiance absolue, quand vous dites en 2015 'je serai à 100% pour la région, je serai là pour vous et je vais m'occuper des trains qui n'arrivent pas à l'heure, des RER, de l'emploi, de l'ascenseur social' et que vous partez un an et demi après à la tête d'un parti en disant 'moi ce qui m'intéresse, c'est le national', vous perdez tout le monde.

Mais alors n'allez pas croire qu'elle vise Laurent Wauquiez, qui avait justement expliqué en 2015 qu'il était à 100% consacré à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce même Laurent Wauquiez qui va partir "à la tête d'un parti". Pas du tout. Non non non. Interrogée à plusieurs reprises pour savoir explicitement si elle parle de son collègue LR, Valérie Pécresse assure que "non", elle ne le vise pas. "Je ne vois que moi, assure-t-elle, pour dire que c'est donc de son cas à elle qu'elle parle seulement. On n'est cependant pas obligé de la croire sur parole.

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