Le (nouveau) gouvernement rêvé de Nicolas Dupont-Aignan

Publié à 12h00, le 08 mars 2017 , Modifié à 12h00, le 08 mars 2017

Le (nouveau) gouvernement rêvé de Nicolas Dupont-Aignan
© Montage Le Lab via BFMTV

Sa défaite avec 1,79% des suffrages à la présidentielle de 2012 ne lui a pas fait perdre espoir. Déterminé comme jamais, après l’obtention mardi des 500 parrainages, Nicolas Dupont-Aignan se voit déjà à l’Élysée et présente, ce mercredi 8 mars sur BFMTV, quelques noms de son gouvernement rêvé - un tantinet différent de celui qu’il avait présenté en 2013.

En voici la composition :

- Rama Yade (La France qui ose, candidate à la présidentielle) aux Affaires étrangères, "une femme courageuse qui [...] a résisté à des partis et dénoncé certaines choses" ;

- Henri Guaino (LR, candidat dissident à la présidentielle) à la Défense, un "homme très brillant" ;

- Philippe Bilger (magistrat) à la Justice ;

- Jean Lassalle (ex-MoDem, candidat à la présidentielle) à l’Aménagement du territoire ;

- Malek Boutih (PS) à la Ville, parce qu’il a "dénoncé le communautarisme dans l’Essonne" et "affronté les gangs" ;

- Jacques Myard (LR) aux Affaires européennes ;

- Natacha Polony (journaliste) à l’Instruction publique ;

- un patron de PME à l’Économie.

"Ça change ! Vous trouvez pas ?", s’extasie Nicolas Dupont-Aignan devant cette liste pour le moins hétéroclite qui rassemble des "talents". Reste toutefois à obtenir, dans l’hypothèse où il serait élu en mai prochain, leur approbation. "Est-ce qu’ils sont d’accord ? Je leur ai pas posé la question", reconnaît le député de l’Essonne.

Un an après sa première défaite présidentielle, "NDA" s’était déjà prêté au jeu de la composition d’un éventuel futur gouvernement. À l’époque y figuraient Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, et "pourquoi pas Florian Philippot et François Delapierre". En avril 2016, il avait déjà évoqué le nom du député PS vallsiste Malek Boutih.

Désormais, plus de place pour le Front national, dont Nicolas Dupont-Aignan dénonce auprès du Lab "l'agressivité maligne" pour l'attirer dans ses filets. Celui qui rêve d'un axe "patriotique-humaniste, ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchon à sa façon", cherche aujourd'hui à rassembler derrière sa candidature pas moins de trois autres prétendants à l'Élysée : Rama Yade, Jean Lassalle et Henri Guaino, à qui il "propose tout ce qu'il veut".

Du rab sur le Lab

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