Le pacte de non-agression entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se fissure

Publié à 07h45, le 27 mars 2017 , Modifié à 07h45, le 27 mars 2017

Le pacte de non-agression entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se fissure
Image Sébastien Tronche


Serait-ce un signe de fébrilité de la part de Benoît Hamon, désormais dépassé au premier tour de l’élection présidentielle dans certains sondages par Jean-Luc Mélenchon, son meilleur ennemi à gauche ? Et si Vincent Peillon a bien relancé le débat sur une candidature commune entre le vainqueur de la primaire de la Belle Alliance Populaire et le candidat de la France insoumise, c’est surtout une confrontation qui s’annonce alors qu’ils semblent viser le même électorat.

Car le pacte de non-agression acté entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon semble voler en éclat à l’approche du premier tour et de l’inversion des courbes. Pour le plus grand bonheur vraisemblablement de Julien Dray qui désapprouvait cette "trêve" et voulait en finir avec "la majesté Mélenchon". Ainsi Benoît Hamon, voulant minimiser l’évolution des courbes des sondages avec Jean-Luc Mélenchon a ainsi assuré, selon des propos rapportés ce lundi 27 mars par Le Figaro :

Je ne suis pas obsédé par Jean-Luc Mélenchon, il est faible sur les questions européennes et internationales.

Faisant d’une pierre deux coups, le directeur de campagne du candidat socialiste, Mathieu Hanotin, a dénigré les programmes d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon dans la même saillie :

Emmanuel Macron a renoncé à être de gauche, Jean-Luc Mélenchon a renoncé à gouverner.

Sous-entendu, pour que la gauche soit au second tour, le seul "vote utile", c’est celui de Benoît Hamon. "Il n’est pas obligé de reprendre les arguments de Manuel Valls", rétorque Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, dans les colonnes du Figaro. Et d’ajouter :

Jean-Luc a eu des responsabilités gouvernementales quand Benoît était encore au Mouvement des jeunes socialistes ! On est là parce qu’on veut diriger le pays.

A moins de 30 jours du premier tour, le ton se tend entre les deux camps.

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