Le parcours sinueux de Guillaume Peltier

Publié à 18h48, le 11 janvier 2012 , Modifié à 11h41, le 14 février 2012

Le parcours sinueux de Guillaume Peltier
Guillaume Peltier (Maxppp)
Image Le Lab

Par Mounia Van de Casteele pour

Guillaume Peltier est à la mode. Spécialiste des enquêtes d'opinion, ancien membre du Front national puis du MPF de Philippe de Villiers, il sera dans l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, autour de la porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet. Il est déjà aujourd'hui l'une des voix les plus écoutées du moment par Nicolas Sarkozy.

Mais qui est ce jeune - mais aguerri - politique de 35 ans, ancien professeur d’histoire-géographie ? Et où va-t-il terminer ? Le Lab essaie de comprendre un parcours politique singulier.

  1. 1

    Un début de carrière au FN

    Sur mediapart.fr

    Avant de conseiller Nicolas Sarkozy, Guillaume Peltier a fait ses premières armes à l'extrême droite. Et d'abord au Front national de la jeunesse (FNJ). Ensuite, le jeune militant rejoindra le MNR de Bruno Megret. Aujourd'hui, celui-ci cherche plutôt à minimiser cette expérience : 

    C'était une sorte de crise d'adolescence politique. J'ai été frappé par le discours de Jean-Marie Le Pen sur la France, avant de me rendre compte que les solutions qu'il proposait étaient une impasse.

    Mais encore à l'heure actuelle, Guillaume Peltier flirterait avec la droite nationale. Paul-Marie Couteaux, souverainiste frontiste affirme début janvier à Mediapart "travailler à la recomposition de la droite" avec Guillaume Peltier, ce que ce dernier dément.

    CITATION

    Nous sommes sur cette passerelle (FN-UMP), lui d'un côté, moi de l'autre. Nous savons tous les deux que cette recomposition dépend de l'échec – assez probable – de Nicolas Sarkozy. S'il est battu, il y aura une recomposition à droite.

  2. 2

    7 ans avec de Villiers

    Sur lemonde.fr

    En 2001, Guillaume Peltier rejoint le MPF. L’ancien professeur d’histoire géographie devient le numéro 2 du mouvement pour la France en 2003. Le secrétaire général du parti devient, en 2005, le porte-parole de Philippe de Villiers pour sa campagne présidentielle.

    A l’origine de la "droitisation" du mouvement, le jeune loup prétend, par exemple, être à l'origine de la fameuse figure du plombier polonais pour illustrer la directive Bolkestein, ayant fait penché l'opinion en faveur du "non" lors du référendum de 2005 pour le projet de traité constitutionnel européen. "On a été les premiers à parler de la burqa en 2006, des minarets, de la polygamie" explique-t-il au Monde en novembre dernier.

  3. 3

    Le secrétaire national de l'UMP

    Sur lefigaro.fr

    La droite populaire, c’est lui. La thématique des "profiteurs du haut et profiteurs du bas", c’est aussi lui. L’étude des enquêtes d’opinion, les sondages, c’est encore lui. C'est Monsieur opinion de l’UMP. 

    Mais c’est également l’un des piliers de la "cellule riposte" de l’UMP, en charge de la préparation des attaques et des argumentaires contre le PS et son candidat à la présidentielle.

    Arrivé à l’UMP en 2009, il vient, ce mercredi, d’en être nommé secrétaire national.

    Guillaume Peltier aux législatives sous étiquette UMP : 

  4. 4

    Ecouté et ami avec des ministres centristes

    Sur mediapart.fr

    C'est assez surprenant, mais cet ancien militant d'extrême droite est aussi écouté par des ministres centristes, comme Maurice Leroy. D'après Médiapart, les deux hommes seraient "amis", de par leur "proximité géographique". En effet, le ministre de la Ville est également le président du conseil général du Loir-et-Cher, tandis que Guillaume Peltier s'est implanté en Indre-et-Loire. (Ces deux départements étant limitrophes au sein de la région Centre)

    L'expert des sondages lui dispenserait "des conseils informels", qui n'auraient "rien d'officiel". Philippe Vigier, le porte-parole du Nouveau Centre, fait aussi, à l'occasion, appel à ses bons conseils.

  5. 5

    Fan de Ségolène Royal

    Sur letelegramme.com

    C'est Le Télégramme qui nous l'apprend, Guillaume Peltier est aussi "fan" de Ségolène Royal... 

    CITATION

    Je suis assez fan de Royal, je trouve qu'elle a un rapport au peuple et aux mots-clés qui est extraordinaire.

    Le secrétaire national de l'UMP lui aurait usurpé son adjectif favori "juste", créant ainsi, après la "droite populaire", le concept de  la "droite juste".

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