Le plan gagnant-gagnant de Benoît Hamon avec son Mouvement du 1er juillet

Publié à 19h55, le 18 juillet 2017 , Modifié à 19h55, le 18 juillet 2017

Le plan gagnant-gagnant de Benoît Hamon avec son Mouvement du 1er juillet
© GEORGES GOBET / AFP
Image Amandine Réaux


L’histoire d’amour entre Benoît Hamon et le Parti socialiste n’est pas tout à fait terminée. Du côté du PS, c’est vrai, on a essayé d’évincer de la direction collégiale les proches de l’ex-candidat à la présidentielle. Mais Benoît Hamon, lui, n’a pas encore tourné la page socialiste, bien qu’il ait quitté le parti pour créer son Mouvement du 1er juillet.

Ainsi l’ancien ministre de l’Éducation nationale n’exclut-il pas de "fusionner" avec le PS si ses "copains" venaient à en prendre la tête. Il en a fait la confession lundi 11 juillet lors d’une cérémonie à l’ambassade de Grèce, selon Le Canard Enchaîné de ce mercredi. L’ex-député frondeur dit :

C’est simple. J’ai beaucoup de chances de gagner la partie. Soit mes copains restés au PS [notamment Régis Juanico ou Guillaume Balas] contribuent à l’achever et mon Mouvement du 1er juillet prend toute la place, soit, au congrès, ils prennent la tête du PS et je fusionne avec eux.

Le plan (espéré) de Benoît Hamon est donc gagnant-gagnant : soit le PS est détruit en interne, soit les hamonistes réussissent à s’emparer de Solférino et fusionnent avec le Mouvement du 1er juillet.

Tout cela a, en tout cas, de quoi alimenter l’analyse de Yannick Jadot, qui assure que le Mouvement du 1er juillet, c’est "du Hamon 2022".

Du rab sur le Lab

PlusPlus