Le prince héritier d’Arabie saoudite, décoré de la légion d’honneur par Hollande, cité dans les "Panama papers"

Publié à 08h31, le 04 avril 2016 , Modifié à 08h31, le 04 avril 2016

Le prince héritier d’Arabie saoudite, décoré de la légion d’honneur par Hollande, cité dans les "Panama papers"
Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud et François Hollande © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Il y a moins d’un mois, il faisait la tournée des grands ducs en France. Reçu par Manuel Valls ainsi que par cinq ministres, le prince héritier d’Arabie saoudite avait également été discrètement décoré de la légion d’honneur par François Hollande, scandalisant au passage le FN.

Moins d’un mois plus tard donc, les révélations explosives des "Panama papers" mettent en lumière le système d’évasion fiscale et de comptes offshores de près de 140 personnalités mondiales. Et parmi elles, cité par Le Monde, Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud, le prince héritier d’Arabie saoudite épinglé de la légion d’honneur par François Hollande.

Le quotidien du soir, qui fait partie des médias internationaux qui ont enquêté durant près d’un an sur ce système offshore, écrit à propos du prince héritier saoudien :

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Dans les données de Mossack Fonseca > Des banquiers d’UBS ont utilisé des sociétés offshore afin d’ouvrir des comptes pour le prince héritier d’Arabie saoudite.

Le 1er octobre 2007, la succursale parisienne de la banque suisse UBS achète les sociétés panaméennes Alyneth Limited et Havelock Capital Corporation à Mossack Fonseca. Deux jours plus tard, UBS indique qu’il faut ouvrir un compte pour Havelock Capital Corporation « de toute urgence ». Le même jour, Mohammad bin Naif bin Abdulaziz Al-Saud (Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al-Saoud) est désigné mandataire des deux sociétés et de leurs comptes bancaires chez UBS. En mars 2014, il ferme le compte de Havelock, qui sera dissoute le mois suivant.

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Une enquête planétaire réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, notamment dans l'entourage de Vladimir Poutine mais aussi dans le monde du sport avec notamment Lionel Messi. Des sociétés liées à la famille du président chinois Xi Jinping, qui affiche volontiers sa détermination à combattre la corruption, apparaissent également dans les documents révélés dimanche, tout comme le président ukrainien Petro Porochenko.

Ces documents, regroupés sous la dénomination "Panama papers" proviennent du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, qui a estimé auprès de l'AFP dimanche que leur publication était un "crime" et une "attaque" contre le Panama. Le gouvernement du Panama a lui assuré dimanche qu'il "coopérera vigoureusement" avec la justice en cas d'ouverture d'une procédure judiciaire.

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