Le ralliement d’Aubry à la motion de Cambadélis en vue du Congrès fait grincer quelques dents au PS

Publié à 22h37, le 10 avril 2015 , Modifié à 00h57, le 11 avril 2015

Le ralliement d’Aubry à la motion de Cambadélis en vue du Congrès fait grincer quelques dents au PS
Martine Aubry © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Martine Aubry aura fait du Martine Aubry : jusqu’à la dernière minute, la maire de Lille a fait durer le suspense sur ses intentions concernant le congrès PS prévu en juin à Poitiers.

Allait-elle présenter sa propre motion, en marge de celle réunissant l’aile gauche et les frondeurs ? Ou allait-elle rejoindre le courant "majoritaire" de Jean-Christophe Cambadélis, candidat à sa succession à Solférino ? Sans grande surprise, c’est finalement la deuxième option, celle du texte soutenant l’exécutif, que l’ancienne première secrétaire du PS a choisi ce vendredi 10 avril en début de soirée.

Une décision qui a suscité quelques grincements de dents chez certains socialistes, sur le mode "tout ça pour ça".

Benoît Hamon, ex-ministre rallié à la motion rebelle de l’aile gauche, a par exemple diffusé ce tweet immédiatement après la conférence de presse de Martine Aubry à l'Assemblée nationale :


Comme une allusion à l'absence de "clarté" de l’édile lilloise, laquelle refuse finalement le bras-de-fer avec un gouvernement dont elle a critiqué à maintes reprises les choix économiques, jugés trop libéraux.

Même ton grinçant de la part du député Alexis Bachelay, qui a rediffusé un tweet ironique du journaliste de Libération Lilian Allemagna :


Première signataire de la motion "La Fabrique socialiste" (celle dite des "non-alignés" : entre l’aile gauche et Cambadélis), Karine Berger a été plus explicite encore peu avant l’annonce de Martine Aubry. Anticipant sa décision, la députée des Hautes-Alpes a fait part de son incompréhension sur BFMTV :

 

Donc ça veut dire qu’entre la position de Gérard Collomb, qui est ultra-libérale et la position de Martine Aubry - si elle devait faire ce choix - qui est très critique sur un certain nombre de positions économiques (de l’exécutif, NDLR), il va y avoir un texte commun ?

Pour justifier son choix, Martine Aubry a expliqué à la presse qu’elle préférait "se battre à l’intérieur" plutôt que peser à la marge. Elle a également fait valoir que la motion portée par Jean-Christophe Cambadélis intégrait certaines de ses priorités, comme la "relance de l’investissement privé et public" ou un projet de réforme fiscale.

Un message posté dans la soirée par Gérard Collomb, d'ailleurs, semble accréditer l’idée que le texte du Premier secrétaire a été quelque peu retouché. Et pas dans le sens social-libéral que promeut le sénateur-maire de Lyon :


Du rab sur le Lab

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