Le sénateur LR Pierre Charon prédit "un black Sunday" pour Macron aux sénatoriales

Publié à 13h39, le 02 septembre 2017 , Modifié à 13h39, le 02 septembre 2017

Le sénateur LR Pierre Charon prédit "un black Sunday" pour Macron aux sénatoriales
Pierre Charon. © AFP
Image Sébastien Tronche


Après l’euphorie, la Macronie entre dans le dur. Au summum de la jubilation après avoir remporté la présidentielle puis les législatives, largement, Emmanuel Macron et ses troupes lorgnaient déjà sur la prochaine échéance électorale de septembre : les sénatoriales. Mais la multiplication des couacs et des annonces d’économies concernant les collectivités territoriales tout autant que le corps électoral de ce scrutin – majoritairement des conseillers municipaux – rendent un succès de La République en marche plus qu’improbable.

Dans les colonnes du Monde daté du 3 septembre, le sénateur LR Pierre Charon, sarkozyste tête de liste de la droite à Paris, prédit ainsi un cinglant revers pour les candidats du chef de l’Etat :

Ce sera un black Sunday pour Macron le 24 septembre.

Car ce pourrait bien être LR, malgré ses profondes divisions internes et le début de la campagne pour élire son président, le grand vainqueur de ces sénatoriales, ayant largement remporté les élections municipales de 2014.

Après avoir envisagé une nouvelle vague macroniste sur le Palais du Luxembourg, Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investiture de LREM, est depuis beaucoup plus prudent. Début août, il prévenait que la majorité présidentielle ne devait "pas se bercer d’illusions", soulignant que "le corps électoral de 2014 ne connaissait pas En Marche !".

Même ton désormais du côté de François Patriat, qui est à l’origine du petit groupe parlementaire macroniste créé au Sénat – majoritairement avec des élus PS. "Nous, on repart de zéro car notre mouvement n’a été créé qu’en avril 2016", appuie au Monde l’ex-sénateur socialiste pour justifier les résultats à venir. Anticipant également un relatif échec, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et proche d’Emmanuel Macron, rejette la faute sur les grands électeurs :

Ce ne sont pas les Français qui votent, ce sont des gens qui ont été élus avec des références qui sont celles du temps d'avant.

Néanmoins, le groupe LREM, aujourd'hui composé de 29 membres, devrait gonfler et avec l’irruption possible d’un groupe LR "Constructif" et donc Macron-compatible au Sénat, Emmanuel Macron pourrait atteindre son objectif : avoir une majorité des 3/5e au Parlement pour faire adopter ses futures réformes constitutionnelles sans passer par la case référendum.

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