Le tour de France de François Hollande avant la présidentielle pour "alerter" d’un duel Le Pen/Mélenchon

Publié à 18h28, le 14 avril 2017 , Modifié à 19h42, le 14 avril 2017

Le tour de France de François Hollande avant la présidentielle pour "alerter" d’un duel Le Pen/Mélenchon
François Hollande. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Image Amandine Réaux


Si l’on en croit la liste publiée par le Conseil constitutionnel, il y a onze prétendants dans la course élyséenne. Et pourtant, une douzième personne s’invite régulièrement, et de plus en plus, dans la campagne présidentielle – un certain François Hollande. Car s’il a renoncé à briguer un second mandat, le Président multiplie les prises de parole et les déplacements. Le chef de l’État a annoncé qu’il "appellerai[t] à voter pour un candidat avant le second tour et semble vouloir indiquer que sa préférence va à Emmanuel Macron, qu’il tente de conseiller par SMS.

À J-9 du premier tour de la présidentielle, François Hollande se déplacera la semaine prochaine, presque tous les jours, pour multiplier les "messages d'alerte", selon son entourage cité par l’AFP. Mardi prochain, il sera en Saône-et-Loire, mercredi en Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Clichy-sous-bois et Montfermeil), jeudi dans le Lot et vendredi en Bretagne. "Son devoir, c'est d'évoquer les risques pour le pays", abonde son entourage auprès de l’agence de presse.

Ce vendredi 14 avril lors d’une visite du site de PSA à Sochaux, le locataire de l’Élysée a affirmé : "On doit dire que l’extrême droite n’a pas sa place". Au sujet de Jean-Luc Mélenchon, il a pointé du doigt un risque de "repli par rapport à l'Europe" et de "nous enfermer". "Rien n'est figé, mais il ne faut pas démolir, parce que si on démolit, on aura non seulement perdu du temps mais perdu beaucoup d'espoir", a insisté le Président.

Si ses prises de position dans la campagne se limitaient jusqu’ici à mettre en garde contre une victoire de Marine Le Pen, François Hollande a alerté dès mercredi, dans Le Monde, sur un second tour Mélenchon/Le Pen, qu’il redoute. "Cette campagne sent mauvais", a-t-il fustigé en référence à la percée du candidat de La France insoumise dans les sondages.

"La tradition de la gauche, ce n'est pas le protectionnisme. C'est l'ouverture" et "s'inspirer de François Mitterrand, c'est être européen", martèle le chef de l'Etat cité par l’AFP. En privé, il s'inquiète sérieusement des prises de position de Jean-Luc Mélenchon sur la Russie de Poutine, la Syrie et son silence sur la responsabilité de Bachar al-Assad dans l'utilisation de l'arme chimique.





[EDIT 19h35]

Dans un extrait d'entretien vidéo diffusé par C Politique (France 5) vendredi soir, François Hollande a confié qu'il faisait campagne contre le Front national parce qu'il se sentirait "le premier responsable" en cas de victoire de Marine Le Pen :



Oui, chacun serait responsable. Un parti n'arrive pas au pouvoir sans que les citoyens ne l'aient choisi, dans une démocratie. Le premier d'entre eux, le chef de l'État, s'il n'avait pas averti, s'il n'avait pas prévenu, s'il n'avait pas agi, c'est aussi ma responsabilité jusqu'au bout, se sentirait le premier responsable de la venue d'un parti d'extrême droite en France au pouvoir.

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