Le vallsiste Malek Boutih a fait sa demande d'investiture d'En marche ! sur internet

Publié à 09h38, le 10 mai 2017 , Modifié à 09h40, le 10 mai 2017

Le vallsiste Malek Boutih a fait sa demande d'investiture d'En marche ! sur internet
Malek Boutih © AFP
Image Etienne Baldit


Les choses semblent définitivement très mal embarquées pour Manuel Valls. Dans une séquence d'une rare violence politique, l'ancien Premier ministre est en train de se faire refouler de "La République en marche" (LREM), le nouveau parti d'Emmanuel Macron, par lequel il aurait voulu être investi pour les élections législatives. "À ce jour, il n’est pas dans les critères d’acceptation de sa demande", a indiqué mercredi 10 mai Jean-Paul Delevoye, le président de la commission d'investiture de LREM, comme on ferme définitivement une porte derrière soi. Mais quid des autres vallsistes ?

Le sénateur Luc Carvounas a publiquement indiqué que pour sa part, il ne suivrait pas son ami dans cette démarche, préférant rester au PS. Ce n'est pas le cas de Malek Boutih, qui a fait savoir mardi qu'il avait sollicité l'investiture de "La République en marche" pour les échéances de juin, comme le rapporte l'AFP. Le député de l'Essonne a dit à des journalistes avoir fait sa demande "dimanche par internet", comme l'exige le mouvement. Et d'expliquer dans les couloirs de l'Assemblée :

Ce qui compte c'est pas les formulaires, c'est de savoir si un certain nombre de personnalités, comme Manuel Valls ou moi, on est utiles pour une majorité présidentielle.

Début avril déjà, Malek Boutih s'était dit prêt à être exclu du PS "si c’est pour défendre son pays". Il va donc au bout de sa logique. Mais vu le sort réservé à l'ancien Premier ministre, son accueil chez Emmanuel Macron n'ira vraisemblablement pas de soi...

Ce mardi, Malek Boutih a aussi acté le fait que Manuel Valls n'essayerait plus à l'avenir de reprendre le PS en main et de le réorienter sur sa ligne politique :



Manuel Valls n'est plus dans un objectif de recomposition du PS. Cette recomposition est malheureusement impossible, le débat politique n'aura plus lieu à l'avenir au PS.

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