Le vote électronique, c'est compliqué pour Pierre Moscovici

Publié à 13h46, le 10 juin 2012 , Modifié à 13h48, le 10 juin 2012

Le vote électronique, c'est compliqué pour Pierre Moscovici
Machine à voter lors du second tour de l'élection présidentielle (Maxppp).
Image Ivan Valerio

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Pas simples, les machines à voter. C'est Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances qui le dit. Député et candidat dans le Doubs, il a voté à Montbéliard et s'est exprimé sur les machines à voter électroniques, installées dans cette commune.

"Ca ne marche pas votre truc, là", a-t-il lancé, dans son bureau de vote, selon un journaliste de BFM TV.

  1. 1

    Pas de bulletins à Montbéliard

    Ca ne marche pas votre truc, là. 

    C'est ce qu'a lancé Pierre Moscovici dans son bureau de vote du Doubs. Pas d'enveloppe, d'urne ou de bulletin pour le ministre de l'Economie et des Finances, et c'est bien le problème. Face à un dispositif de vote électronique, Pierre Moscovici a, semble-t-il, eu quelques difficultés, selon un journaliste de BFM TV.

    L'utilisation de ces machines fait régulièrement débat. En 2007, les tensions avaient été nombreuses suite à l'installation de ces machines à voter. 

    Le nombre de communes utilisant des machines à voter a d'ailleurs baissé depuis 2007, "passant de 84 à 64, soit de 1,5 million à un million d'électeurs concernés, d'après les chiffres de l'Association des maires de France", relayés par Le Monde

    Parmi les grands défenseurs de ce vote électronique : André Santini. Le maire d'Issy-les-Moulineaux affirme qu'il ne faut pas "diaboliser" ce système. Pour lui, il répond "à la désaffection grandissante des scrutateurs et permet une publication plus rapide des résultats". 

    En 2007, lors de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait soutenu l'utilisation de ces machines alors que Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen s'étaient prononcés contre cette pratique. 

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