Références nazies et attaques sur le physique : l'échange très tendu entre Isabelle Balkany et Guy Carlier

Publié à 16h31, le 06 janvier 2016 , Modifié à 16h39, le 06 janvier 2016

Références nazies et attaques sur le physique : l'échange très tendu entre Isabelle Balkany et Guy Carlier
Isabelle Balkany et Guy Carlier © Montage via AFP
Image Sylvain Chazot


ET BONNE ANNÉE – Isabelle Balkany n'est plus Charlie. Il faut le savoir. La dernière une de l'hebdomadaire satirique l'a un peu énervée. Blaguer sur Dieu, représenter le Tout-puissant  comme l'"assassin" des attentats de janvier, n'a pas vraiment fait rire l'adjointe à la mairie de Levallois. Autant elle pouvait "être Charlie" quand des journalistes se faisaient abattre par des terroristes, autant là, non, c'est trop. "Halte au terrorisme intellectuel de la laïcité !", écrit-elle dans un post Facebookdaté du 4 janvier.

Cette prise de position d'Isabelle Balkany fait réagir le journaliste Guy Carlier, ce mercredi 6 janvier. Avec l'art de la provoc' qui le caractérise, le journaliste indique à l'épouse de Patrick Balkany qu'elle sera "tondue à la Libération". Ce qui n'est évidemment pas très agréable à lire…

S'en suit alors un échange de haute volée où l'élue LR des Hauts-de-Seine perd *un peu* ses nerfs répond à son interlocuteur avec une violence encore supérieure.

Voici l'échange retranscrit :

-          Guy Carlier : Tu seras tondue à la Libération.

-          Isabelle Balkany : Pauvre mec ! Ma famille était à Auschwitz... Et la tienne, sur les miradors, je suppose ?

-          Guy Carlier : La classe ! Vous incarniez déjà l'honneur de la politique voici maintenant que vous symbolisez la grâce et l'élégance française.

-          Isabelle Balkany : Venant de la "grasse" du journalisme, c'est un compliment !

Et voici une capture d'écran de l'échange :





L'air de rien, Isabelle Balkany répond à la provocation estampillée "point Godwin" par une autre référence nazie et par une attaque sur le physique de son interlocuteur. Tout. Va. Bien.

Contacté par le Lab, Guy Carlier explique pourquoi il a choisi d'attaquer Isabelle Balkany aussi violemment.

Il dit :

Je considère que son "je ne suis plus Charlie" est une lâcheté et une forme de collaboration.

De son côté, Isabelle Balkany se défend, expliquant que de son point de vue Guy Carlier "a largement dépassé les bornes" en la traitant de "collabo". Interrogée par le Lab, l'adjointe à Levallois raconte qu'elle a "rarement" été attaquée sur Twitter avec une "telle violence".

Elle explique :

Se faire traiter de collabo parce que j"ai dit que la une m'a choquée, comme d'autres sur Mahomet ou mère Teresa m'ont choquées, c'est vraiment… Il faut défendre la liberté d'expression et j'ai été Charlie par solidarité avec les journalistes qui ont été massacrés mais là je ne peux plus adhérer à la ligne éditoriale innommable du journal.

Le problème, selon elle, est que Guy Carlier a choisi un angle d'attaque très malvenu. "Quand on connaît mon histoire…", souffle Isabelle Balkany, évoquant son passé personnel et la déportation, durant la Seconde Guerre mondiale, de plusieurs membres de sa famille.

Quant à l'attaque sur le physique de Guy Carlier, Isabelle Balkany a aussi une justification. Elle est elle-aussi la cible constante d'insultes de ce genre.

Elle dit :

Maintenant que je suis vieille, que je suis ridée et que j'ai les seins qui tombent, j'en prends moi aussi plein la tête.

Elle en prend peut-être plein la tronche. Mais plus de la part de Guy Carlier. Ce dernier a décidé de bloquer Isabelle Balkany sur Twitter après cet échange plutôt sympathique. 

Du rab sur le Lab

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