Législatives 2017 : Claude Bartolone et Gérard Bapt vont briguer un neuvième mandat

Publié à 08h07, le 05 janvier 2017 , Modifié à 16h27, le 05 janvier 2017

Législatives 2017 : Claude Bartolone et Gérard Bapt vont briguer un neuvième mandat
Claude Bartolone et Gérard Bapt © Montage via AFP
Image Sylvain Chazot


Il n'y a pas que la présidentielle dans la vie. L'année 2017 sera également marquée par les élections législatives. Certains députés ont déjà fait savoir qu'ils ne se présenteraient pas à leur succession, comme l'élu PS des Hauts-de-Seine Sébastien Pietrasanta. D'autres, en revanche, envisagent de se re-re-re-re-re-re-re-représenter. C'est le cas de Gérard Bapt et Claude Bartolone, comme l'explique ce jeudi 5 janvier FranceInfo:.

Le premier est député PS de Haute-Garonne, élu pour la première fois en 1978. Le second est député de Seine-Saint-Denis et actuel président de l'Assemblée nationale, entré pour la première fois au Palais Bourbon en 1981. Les deux hommes vont briguer en 2017 un neuvième mandat.

Oui, et alors ?, semble suggérer Gérard Bapt. Auprès de FranceInfo:, le député socialiste explique que si il se présente à nouveau, c'est parce qu'on l'a "supplié". Il dit :

La fédération voulait imposer un candidat qui était une machine à perdre. Du coup, de nombreux élus socialistes de ma fédération m'ont supplié d'être candidat.

Le cumul dans le temps n'est cependant pas l'apanage de la gauche. À droite aussi, certains envisagent de rempiler après avoir déjà passé de nombreuses années sur les bancs de l'Assemblée. À 71 ans, Alain Marleix briguera par exemple un sixième mandat. Et pour le député LR du Cantal, ce n'est franchement pas un souci. "Il n'y a qu'en France où l'âge des dirigeants est vu comme un problème. On peut être un très bon député à 70 ans et un très mauvais à 30 ans", se justifie-t-il.

Un autre député LR, Jean-François Mancel, ne dit pas autre chose. "Je me sens en très bonne forme, physiquement et intellectuellement", affirme-t-il auprès de FranceInfo:. Le député de l'Oise âgé de 68 ans, qui brigue un huitième mandat, pense qu'il a gardé son état d'esprit de jeune :



"Je rencontre souvent les jeunes de ma circonscription, et ils me considèrent comme l'un des leurs".

Autre argument évoqué par Jean-François Mancel pour continuer son mandat : il a encore quelques dossiers à boucler. "Il y a des sujets qui me tiennent à coeur, comme l'aide publique au développement", avance-t-il.



[EDIT 16H05] Ajout des propos de Jean-François Mancel



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