Législatives : Farida Amrani annonce "peaufiner" une requête devant le Conseil constitutionnel contre Manuel Valls

Publié à 21h56, le 19 juin 2017 , Modifié à 21h56, le 19 juin 2017

Législatives : Farida Amrani annonce "peaufiner" une requête devant le Conseil constitutionnel contre Manuel Valls
Manuel Valls et Farida Amrani, dimanche 18 juin au soir. © Montage Le Lab via BFMTV, LCI
Image Amandine Réaux


Manuel Valls insiste : c’est bien lui qui a été (ré)élu député, avec 139 voix d’avance, dans la 1ère circonscription de l’Essonne, dimanche 18 juin. Mais ce résultat est contesté par l’autre finaliste, Farida Amrani (La France insoumise), qui a elle aussi revendiqué la victoire, puis indiqué qu'elle déposerait des recours et pointé "plusieurs irrégularités" dans la ville d'Évry.

Ce n’est pas chose faite, mais l’opération est en cours. Ce lundi, Farida Amrani a annoncé, dans un communiqué diffusé par BuzzFeed, que son équipe était "en train d’étudier certains éléments qui [leur] parviennent de la part de citoyens de la circonscription" :



Pour les jours à venir, nous nous laissons le temps de l’analyse et du travail pour peaufiner notre requête devant le Conseil constitutionnel.






Lundi matin, la candidate LFI s’est rendue à la préfecture de l’Essonne pour "faire recompter les bulletins". "On nous a interdit de faire recompter les bulletins hier soir (dimanche soir) en mairie, alors on va le faire en préfecture", a-t-elle déclaré, maintenant ses soupçons "d'irrégularités".

La soirée électorale s’est déroulée dans une très grande tension. Des sympathisants de La France insoumise ont été virés de la mairie d'Évry "de manière assez violente par plusieurs agents de police", selon BFMTV. "Soutenu par Serge Dassault, Valls est le même escroc", criaient plusieurs personnes dans le hall de la mairie.

Les litiges invoqués par l'équipe de Farida Amrani portent sur quatre bureaux d'Évry, dont "un où on a un gros soupçon", dépourvus d'assesseurs de La France insoumise. "Comme par hasard, les résultats de ces bureaux sont tombés en dernier", a-t-elle souligné, évoquant "une tentative" de triche dans un cinquième bureau, sans préciser lequel.

"On a assez d'éléments pour constituer un dossier, on ne le fait pas pour s'amuser", a déclaré son suppléant Ulysse Rabaté, assurant agir "calmement, sereinement". "On a simplement envie que le véritable résultat de l'élection soit reconnu", a-t-il conclu.

La candidate a dix jours pour déposer un recours.

Lors de son arrivée à l’Assemblée nationale, lundi matin, Manuel Valls a piqué une colère devant les journalistes, assurant que "personne" ne pouvait "contester" son élection. "Il n'y a eu aucune irrégularité. Il faut accepter le verdict des urnes et respecter la démocratie", avait-il enjoint quelques heures plus tôt, précisant qu'il "siéger[ait] dès le 27" juin dans l’hémicycle.

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