Législatives : "La République en Marche" n'investit pas Manuel Valls mais ne présentera personne face à lui

Publié à 16h14, le 11 mai 2017 , Modifié à 19h06, le 11 mai 2017

Législatives : "La République en Marche" n'investit pas Manuel Valls mais ne présentera personne face à lui
Manuel Valls. © AFP

ENTRE DEUX – Manuel Valls avait dit qu’il souhaitait partir aux législatives sous l’étiquette de la majorité présidentielle pour soutenir l’action d’Emmanuel Macron. Après un certain imbroglio, et un recadrage par les proches du nouveau chef de l’Etat, l’ancien Premier ministre n’a finalement pas obtenu l’investiture de "La République en Marche", qui présentait ce jeudi 11 mai une grande partie de ses candidats à la députation.

Cependant, Manuel Valls n’aura pas face à lui de candidat estampillé "La République en Marche" dans la 1ere circonscription de l'Essonne. Pourtant, une candidate avait bel et bien déjà été investie dans sa circonscription. Cet entre-deux est un peu une synthèse à la sauce François Hollande. Lors de sa conférence de presse, Richard Ferrand, DG d'En Marche, a expliqué pourquoi Manuel Valls avait droit à ce traitement de faveur :

 

"

Nous considérons qu’un ancien Premier ministre, qui n’est pas n’importe qui, qui de manière tardive a décidé de soutenir le projet du président de la République, a présenté une candidature qui devait être examinée respectueusement. Il ne répondait pas aux critères. Nous estimons qu’au moment où nous voulons rassembler, à ce stade nous n’investirons pas de candidate ou de candidat. On ne claque pas la porte au nez à un ancien Premier ministre qui nous dit 'j'ai envie de vous rejoindre et être utile'.

"

Jean-Paul Delevoye, le président de la commission d’investiture du parti d’Emmanuel Macron, avait déjà  assuré que le socialiste ne remplissait pas "les critères d’une investiture" En Marche ! puisqu'il avait déjà effectué plus de trois mandats.

"Je salue cette décision", a réagi Manuel Valls dans un communiqué :

Après avoir annoncé son intention de concourir aux législatives pour la majorité présidentielle et non sous l’étiquette de son parti, le PS, Manuel Valls est sous le coup "d’une procédure" devant la commission des conflits du PS. En vue de son exclusion ? L’ancien Premier ministre de François Hollande avait choisi de soutenir Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle dès avant le premier tour, reniant son engagement de la primaire de soutenir le vainqueur, Benoît Hamon.

A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

> Investiture de Valls pour En Marche : "On ne doit pas humilier les gens" pour Rebsamen 

> Manuel Valls tentant de valider sa candidature En Marche ! : "Je clique, je clique, mais ça ne marche pas" 

Du rab sur le Lab

PlusPlus