Législatives : Mélenchon voit dans l'abstention la "grève générale civique" du peuple français

Publié à 20h57, le 18 juin 2017 , Modifié à 21h19, le 18 juin 2017

Législatives : Mélenchon voit dans l'abstention la "grève générale civique" du peuple français
Jean-Luc Mélenchon dimanche 18 juin 2017 © Montage Le Lab via LCI
Image Etienne Baldit


Jean-Luc Mélenchon fait partie des députés de la France insoumise élus dimanche 18 juin, au second tour des élections législatives. Son mouvement aura un groupe à l'Assemblée nationale. Le candidat à la présidentielle avait donc des raisons de se réjouir après ces résultats. Et parmi elles, il a qualifié l'abstention record sous la Ve République (57%) de "bonne nouvelle". Car elle est selon lui le signe de l'intense protestation du "peuple" français devant l'offre politique qui lui était présentée et de son envie d'autre chose.

Jean-Luc Mélenchon a expliqué :

Dans cette ambiance [la très large majorité obtenue par l'alliance LREM-MoDem, ndlr], il y a aussi des bonnes nouvelles, et même des très bonnes. La première est que l'abstention écrasante qui s'est exprimée aujourd'hui a une signification politique offensive. Notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique dans cette élection, faisant ainsi la démonstration de l'état d'épuisement d'institutions qui prétendent organiser la vie de la société avec un mode de scrutin où une minorité étriquée a tous les pouvoirs. C'est pourquoi je vois dans cette abstention une énergie disponible, pour peu que nous sachions l'appeler au combat. [...] Cette force peut se déployer et passer de l'abstention à l'offensive. C'est à cela que nous l'appelons.

Le tout nouveau député a ensuite considéré que la majorité fraîchement élue n'avait "pas la légitimité" pour mener ses réformes, et notamment les plus polémiques d'entre elles : celle du droit du travail et celle des mesures sécuritaires. Il a déclaré :

Cette majorité boursouflée, qui est constituée à l'Assemblée nationale, n'a pas à nos yeux la légitimité - à supposer qu'une quelconque en ait jamais - pour perpétrer le coup d'État social qui était en prévision, c'est-à-dire la destruction de tout l'ordre public social par l'abrogation du Code du travail. Cette majorité n'a pas la légitimité pour transformer le régime des libertés publiques dans le sens restrictif qui était prévu par l"'idée de faire passer dans la loi ordinaire les dispositions de l'état d'urgence. Non, elle n'en n'a pas la légitimité. C'est au contraire la résistance la plus totale qui est légitime dans cette circonstance. 

Et Jean-Luc Mélenchon de demander "que le peuple soit consulté par référendum pour savoir si oui ou non il veut de ce que cette minorité prétend lui imposer".

Du rab sur le Lab

PlusPlus