VIDÉO - Législatives : Yannick Jadot estime que "le seul sujet" de Jean-Christophe Cambadélis "est de trouver un accord avec Emmanuel Macron"

Publié à 16h51, le 30 mars 2017 , Modifié à 17h03, le 30 mars 2017

VIDÉO - Législatives : Yannick Jadot estime que "le seul sujet" de Jean-Christophe Cambadélis "est de trouver un accord avec Emmanuel Macron"
© Capture d'écran vidéo .Pol
Image Julien Chabrout


Il aurait dû être candidat à la présidentielle mais il s’est retiré en faveur du candidat socialiste à la présidentielle. Yannick Jadot, député européen EELV et conseiller spécial de Benoît Hamon était l’invité de .Pol, la webémission du Lab, en partenariat avec Linternaute.com, Le JDD et Le Huffington Post, ce jeudi 30 mars.

L’élu écologiste a notamment été interrogé sur l’accord électoral entre EELV et le PS pour les législatives de juin prochain, scellé fin février avec le candidat du PS. Un accord prévoyant qu’une quarantaine de circonscriptions sont en théorie réservées aux Verts. Yannick Jadot a regretté la lenteur des négociations avec le Premier secrétaire du PS :

 



Ça devait être réglé lundi (27 mars, ndlr). Mais je ne suis pas certain que Monsieur Cambadélis joue totalement la campagne de Benoît Hamon. J'ai l'impression que lui-même, en ne mettant pas en avant par exemple une sanction contre Manuel Valls, il joue le médecin urgentiste d'un appareil qui ne tient plus trop la route aujourd'hui, plutôt que le soutien au candidat issu de la primaire qu'il a lui-même organisée. (…) Jean-Christophe Cambadélis a beaucoup reporté la mise en oeuvre de l'accord électoral, comme si son seul sujet était de trouver bientôt un accord électoral avec Emmanuel Macron.

Voici l'extrait vidéo des propos de Yannick Jadot à l'émission .Pol :




Legislatives Jadot et Cambadélispar LeLab_E1


Yannick Jadot suggère que la rue de Solférino joue un double-jeu avec EELV, attendant de voir la tournure d’une campagne particulière où Benoît Hamon dévisse dans les sondages. A gauche, certains estiment que la donne pour les législatives pourrait bien changer après le second tour de la présidentielle. Et peut-être entraîner une révision à la baisse du nombre de circonscriptions attribuées aux écologistes.

Inquiet, le député européen EELV met donc la pression sur Jean-Christophe Cambadélis. Le PS a déjà investi près de 400 candidat(e)s sur les 577 circonscriptions. Quant à Emmanuel Macron, le candidat d’En Marche! a annoncé mardi 28 mars que les investitures seront données "par vagues successives dans les prochaines semaines et d’ici au lendemain du second tour de la présidentielle". L’ancien ministre de l’Economie a toutefois refusé "tout accord d’appareil" avec d’autres formations.

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