Le gros point Godwin de la ministre des Armées Florence Parly sur Jean-Luc Mélenchon

Publié à 12h16, le 15 octobre 2017 , Modifié à 12h19, le 15 octobre 2017

Le gros point Godwin de la ministre des Armées Florence Parly sur Jean-Luc Mélenchon
La ministre des Armées Florence Parly. © Capture d'écran Europe 1/Les Échos/CNews

Principal opposant médiatique au pouvoir exécutif, Jean-Luc Mélenchon (ainsi que ses collègues de la France insoumise) fait beaucoup de bruit. Drapeau européen, passe d’armes avec Manuel Valls, appels à manifester… le leader LFI est sur tous les fronts. Ce qui est particulièrement insupportable pour Florence Parly. Invitée du Grand rendez-vous Europe 1/Les Échos/CNews ce dimanche 15 octobre, la ministre des Armées énumère ses griefs contre l’ex-candidat à la présidentielle, se lançant dans un gros point Godwin :

 

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Ce qui est choquant, c’est que Jean-Luc Mélenchon s’exprime en dehors du cadre démocratique. Il met en question la légitimité des urnes. Nous avons un président de la République, une majorité parlementaire qui ont été élus il y a cinq mois de façon nette et sans bavure. Il remet en cause le suffrage universel. C’est un premier problème. Deuxième problème, il dénonce un coup d’état social. Or, tout était dans le programme. Enfin, il fait appel à la rue, en disant qu’au fond, c’est ce qu’il y a de plus démocratique. Or moi ce que je constate, c’est que la rue, c’est précisément ce qui a permis par exemple à Hitler d’arriver au pouvoir. Donc je ne vois pas en quoi Jean-Luc Mélenchon joue un rôle d’opposant utile. Je comprends qu’il veuille faire de bruit, il en fait beaucoup. Mais je ne pense pas qu’il joue un rôle d’opposant utile, alors que la démocratie a besoin d’opposants utiles.

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On passera sur le caractère très contestable sur le plan historique de cette référence au IIIe Reich… pour noter que selon la ministre des Armées, il est anti-démocratique d’appeler à manifester si l’on tient ses promesses présidentielles (en l'occurrence la volonté de réformer le code du travail par ordonnances).

Emmanuel Macron a souhaité ne "surtout pas se mêler" de la querelle entre Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon, qui aurait traité le premier de "nazi". Une réserve que Florence Parly n’a pas jugée utile, préférant mettre de l’huile sur le feu…

Du rab sur le Lab

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