Fusillade sur les Champs-Élysées : les candidats à l'élection présidentielle rendent hommage aux victimes

Publié à 22h28, le 20 avril 2017 , Modifié à 00h28, le 21 avril 2017

Fusillade sur les Champs-Élysées : les candidats à l'élection présidentielle rendent hommage aux victimes
© THOMAS SAMSON / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Au moins un policier a été tué et deux autres blessés jeudi soir lors d'une action terroriste revendiqué par Daech sur les Champs-Élysées, à Paris, ce jeudi 20 avril. En pleine émission 15 minutes pour convaincre sur France 2, le dernier rendez-vous télévisé avant le premier tour de l'élection présidentielle, les candidats ont tenu à exprimer leur solidarité avec les forces de l’ordre. 

François Fillon a voulu rendre "hommage aux forces de l'ordre qui donnent leur vie pour protéger les nôtres", sur son compte Twitter : 





Marine Le Pen, elle aussi, a exprimé sa "solidarité" pour les forces de l'ordre : 





A la fin de l'émission, la présidente du FN a réservé sa conclusion à l'action terroriste. Elle a assuré de nouveau avoir le "sentiment que tout n'est pas fait" pour diminuer la menace terroriste :

J'avais pensé parler de la mondialisation, des enjeux de civilisation. Et puis j'ai appris que le cauchemar recommençait.Je suis épris du sentiment que tout n'est pas fait. Les forces de l'ordre attendent des moyens. Je ne veux pas que l'on s'habitue au terrorisme islamique. Je veux qu'on mette en place un plan, qui passe par la fermeture des frontières, qui nécessite de s'attaquer aux racines du mal, de cette idéologie qui gangrène nos territoires. C'est fini le laxisme, c'est fini la naïveté. Il faut de la lucidité, il faut du courage et c'est cela que vous, Français, vous pouvez décider. 

Mêmes "pensées pour le policier tué" pour le candidat socialiste Benoît Hamon : 





Lors de sa conclusion, à la fin de l'émission, le candidat PS a rendu hommage au policier tué lors de "ce qui semble être un nouvel épisode de terrorisme" : 

Cet événement nous rappelle que nous sommes au cœur d'une crise que vivent intensément les Français, crise liée à l'assaut de forces qui détestent notre modèle démocratique. 

Un peu plus tard dans la soirée, Jean-Luc Mélenchon a, lui aussi, exprimé "une pensées émue pour les policiers mort et blessés"





Si les premiers candidats à passer dans 15 minutes pour convaincre n'ont pas eu le temps d'évoquer cette attaque terroriste, Emmanuel Macron, lui, passant en 8e position, a pu le faire. Le candidat d'En Marche ! a, lui aussi, exprimé sa "solidarité à l'égard des forces de l'ordre"

Je veux témoigner toute ma solidarité à l'égard de nos forces de police et plus largement nos forces de l'ordre. Et je veux avoir une pensée pour la famille de la victime [...] Nous aspirons tous et toutes à devenir président de la République et le premier devoir, la première mission du président, c'est de protéger.

Lui aussi en conclusion a répété sa "solidarité" pour les forces de l'ordre. L'ancien ministre de l'Economie a ensuite demandé aux Français de "ne pas céder à la peur"

Ce qui s'est passé ce soir, c'est la preuve une fois encore que notre pays est attaqué en son cœur par des terroristes, que nous vivrons durablement sous cette menace. Il ne faut pas céder à la peur, ni donner le sentimenr que nous nous divisons [...] C'est ce qu'ils [les terroristes] attendent et c'est leur piège. Le défi qui nous attend, c'est aussi qu'à un moment de doute nous fassions un choix. Le choix de l'avenir. 

Nicolas Dupont-Aignan a quant à lui posté un message sur son compte Twitter pour rendre hommage aux forces de l'ordre : 





En conclusion, le candidat de Debout la France a "salué les forces de l'ordre". Il dit : 

Je salue les forces de l'ordre qui risquent chaque jour sur notre sol leur vie pour notre liberté [...] Le meilleur hommage qu'on puisse leur rendre, c'est d'agir enfin pour vaincre les barbares qui menacent notre survie de nation libre. C'est cela l'enjeu, et c'est un enjeu immense. Le choix que vous allez faire dimanche est un choix historique. Oui, notre pays affronte des défis absolument colossaux.

En guise de conclusion, la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud a, elle aussi, exprimé "sa solidarité aux victimes des attentats". Mais elle a ensuite été un peu plus critique que ses prédécesseurs : 

Je refuse toute solidarité aux actions de cet État [...] J'appelle les l'électeurs à ne pas céder à toute cette démagogie facile, il ne faut pas céder aux appels à toujours plus de sécurité, de guerre. Il faut éviter les amalgames et que tous les travailleurs se soudent. Aucun travailleur, aucun chômeur n'a intérêt à ces guerres, à ce que les entreprises aillent piller les quatre coins du monde. 

Dans les deux minutes réservées pour conclure, François Asselineau a "partagé l'émotion" des autres candidats et "présenté ses condoléances" à la famille du policier tué :



Je partage l'émotion de tous ce soir et je présente toutes mes condoléances à la famille du policier. 

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a, lui aussi, exprimé ses "pensées" à la famille du policier tué : 







Vers 23h15, le président de la République a pris la parole sur le perron de l'Elysée. François Hollande a confirmé la "piste terroriste" dans cette fusillade. Il a aussi promis une "vigilance absolue" pour sécuriser l'élection présidentielle : 

Tout est fait pour que la mobilisation de nos forces de sécurité, policiers, gendarmes, militaires soit au plus haut niveau dans les circonstances que nous connaissons, c'est d'ailleurs le cas depuis plusieurs mois. Nous serons d'une vigilance absolue, notamment par rapport au processus électoral. 

 
 

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