Les confidences de Christiane Taubira à Paris-Match

Publié à 17h18, le 02 janvier 2014 , Modifié à 17h26, le 02 janvier 2014

Les confidences de Christiane Taubira à Paris-Match
18 Décembre 2013 (Maxppp).

Christiane Taubira a passé les fêtes en famille, en Guyane. Entourée de ses soeurs, de ses enfants et de ses petits-enfants, la Garde des sceaux pose pour une journaliste et un photographe de Paris-Match (en kiosques depuis le 1er janvier). Elle se confie sur sa vie personnelle, mais aussi sur sa vie politique. Morceaux choisis.

> Matignon ? "Aucune envie"

Depuis plusieurs mois déjà, et a fortiori en cette année 2014, la rumeur d'un remaniement ministériel court. Qui pour remplacer Jean-Marc Ayrault ? Christiane Taubira ? Elle assure ne pas en avoir l'envie :

Ça va pas, non, chez vous ! Je n'en ai sincèrement aucune envie. Que voulez-vous que j'aille faire dans cette galère ?

> Le jour où Hollande la nomme ministre

Elle dit aujourd'hui "non"à Matignon, mais il fût un temps où elle refusait également de devenir ministre. C'était en 2011, lorsqu'elle annonce à François Hollande qu'elle le soutiendra dans sa campagne :

Le 12 novembre 2011, je dis à Hollande: '[...] je fais ta campagne. Mais je te préviens que ma vie politique s'achève là. Après, c'est fini. Je n'irai pas aux législatives.'

Une fois élu, François Hollande tente tout de même de l'intégrer à son gouvernement. Et arrive à la convaincre, comme elle le reconnaît à Paris-Match :

Je constate qu'il m'a appelée pour la Justice et que j'ai oublié de dire non.

> Un débat avec Marine Le Pen ?

Christiane Taubira refuse de débattre avec Marine Le Pen. Pour des raisons que la présidente du Front national appréciera :

Je ne veux pas entrer dans ce jeu médiatique malsain, destiné uniquement à doper l'Audimat. On ne m'instrumentalise pas ainsi. Je veux débattre avec des gens qui pensent.

> Le petit mot doux aux camarades

En femme de gauche, Christiane Taubira assure vouloir lutter contre les inégalités. Et n'hésite pas à mettre en doute cette notion chez certains de ses camarades :

On ne peut pas renoncer à lutter contre l'injustice et les inégalités. On ne peut pas. Ou alors on lâche la substance. En ce sens, je m'interroge sur le courage moral de la gauche. [...]

Le vocabulaire politique actuel traduit souvent les renoncements, la capitulation. Je pense à l'efficacé à tout prix, au pragmatisme, à la compétitivité.

Du rab sur le Lab

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