Les écolos alertent sur les "mesures attentatoires" à leurs libertés fondamentales à l'approche de la COP 21

Publié à 17h14, le 27 novembre 2015 , Modifié à 17h24, le 27 novembre 2015

Les écolos alertent sur les "mesures attentatoires" à leurs libertés fondamentales à l'approche de la COP 21
© BERTRAND GUAY / AFP

A quelques heures de l'ouverture de la COP 21 à Paris, les écolos s’inquiètent. Ils estiment que les mesures mises en place par l'état d'urgence sont utilisées également contre ... eux. Dans un communiqué intitulé "État d’urgence : ne pas confondre engagement citoyen et risque de terrorisme" envoyé ce vendredi 27 novembre et signé par Emmanuelle Cosse, ils écrivent :

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Risque d’amende pour manifestation, perquisitions musclées chez des maraîchers bio, militants écologistes assignés à résidence : les écologistes s’inquiètent de la multiplication des mesures attentatoires à nos libertés fondamentales et qui visent particulièrement le mouvement associatif et les écologistes à l’approche de la Conférence internationale sur le climat (COP21).

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Ils alertent contre des risques d'amalgame et interpellent le ministre de l'Intérieur :

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Les écologistes demandent à Bernard Cazeneuve de faire preuve d’autorité vis à vis des préfets afin qu’ils concentrent les moyens policiers sur la lutte contre le terrorisme et évitent tout amalgame et stigmatisation à l’encontre des acteurs des mouvements sociaux.

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S'ils ont majoritairement voté pour la prolongation de l'état d'urgence, les écologistes appellent depuis les attentats du 13 novembre dernier à la vigilance concernant le respect des libertés fondamentales. Ils vont également saisir le président de la commission des lois sur ce sujet. Ils écrivent :

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Les écologistes et députés écologistes vont saisir Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois, pour lui faire part de leurs craintes et lui demander de faire preuve de la plus grande vigilance et fermeté, dans le cadre du contrôle parlementaire de l’état d’urgence, vis à vis du respect des libertés et de l’Etat de droit.

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Une première réunion avec les parlementaire s'ests déroulée à l'Intérieur jeudi sur l'application de l'état d'urgence. La prochaine aura lieu mardi 1er décembre à Matignon.

Au Monde, Emmanuelle Cosse explique qu'il faudra que l'Etat rembourse les dommages causés lors des perquisitions réalisées "suite à des erreurs".  

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