Les frondeurs du PS déplorent avoir été moins reçus par François Hollande que les journalistes

Publié à 07h38, le 13 octobre 2016 , Modifié à 07h38, le 13 octobre 2016

Les frondeurs du PS déplorent avoir été moins reçus par François Hollande que les journalistes
Christian Paul. © AFP

Dans toutes ses confidences, François Hollande n’épargne pas grand monde. Et les frondeurs du PS, qui ont ferraillé tout le quinquennat contre l’orientation économique des gouvernements Ayrault puis Valls, en prennent sérieusement pour leur grade. "Une agrégation de gens intelligents peut faire une foule idiote", persifle ainsi François Hollande à leur égard dans Un président ne devrait pas dire ça, des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme.

Alors les intéressés ont réagi. Forcément. Ainsi le député PS Laurent Baumel, frondeur et soutien d’Arnaud Montebourg pour la primaire, fustige-t-il dans les colonnes du Parisien de ce jeudi 13 octobre :

 

"

Le mec n’a toujours pas acté qu’il est président de la République. C’est crépusculaire.

"

Chef de file des frondeurs au PS et à l’Assemblée nationale, le député Christian Paul est tout aussi sévère envers le chef de l’Etat. Il déplore que François Hollande ait accordé plus de temps à des journalistes pour livrer ses confidences et ses commentaires sur son propre quinquennat qu’aux courants réfractaires de sa majorité :

"

Si seulement il nous en avait accordé autant. Sa majorité ne serait peut-être pas disloquée.

"

Même parmi les fidèles du président, ces heures d’entretiens accordés à des journaleux passent mal même si Stéphane Le Foll a expliqué qu'il s'agissait d'un "exercice de transparence". "Mais quand est-ce qu’il bosse ?" s’interroge une cadre socialiste loyale, reprenant la même interrogation à l’égard de François Hollande que Nathalie Kosciusko-Morizet ou Marine Le Pen. Et cette même cadre d’ajouter, rapporte encore Le Parisien :

"

Il devrait faire une psychanalyse. Il est son pire ennemi. Il n’est pas fait pour ce job.

"

Déjà, après la parution de Conversations privées avec le président d’Antonin André et Karim Rissouli, en août, des ministres avaient fustigé, entre agacement et consternation, en off pour la plupart, en on pour Jean-Marie Le Guen, cette volubilité presque maladive de François Hollande. "Faire campagne pour lui, ça va être dur...", soupire dans Le Parisien un fidèle du chef de l'Etat. 

A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

> NKM raille les multiples confessions de Hollande : "quand est-ce qu’il travaille ?"  

> Wauquiez n’a rien compris à la phrase de Hollande sur la femme voilée "Marianne de demain"  

> Valérie Trierweiler révèle un SMS de François Hollande dans lequel il parle des sans-dents  

> Selon Hollande, Fillon a bien demandé à l’Elysée d’accélérer les procédures judiciaires contre Sarkozy 

Du rab sur le Lab

PlusPlus