Les petits surnoms que Nicolas Sarkozy donne à ses adversaires LR

Publié à 06h47, le 02 septembre 2015 , Modifié à 09h45, le 04 septembre 2015

Les petits surnoms que Nicolas Sarkozy donne à ses adversaires LR
Nicolas Sarkozy © JUAN MABROMATA / AFP

Côté socialiste, il y avait déjà le "moi-je" utilisé pour désigner François Hollande. On connaissait également le oh-zut-j'ai-oublié-le-nom-du-patron-du-PS et ses multiples variantes choisies pour parler de Jean-Christophe Cambadélis. C'est un fait : Nicolas Sarkozy aime bien affubler d'un surnom ses adversaires politiques. Y compris lorsque ces derniers sont dans son camp.

Ainsi, selon Le Canard Enchaîné de ce mercredi 2 septembre, l'ancien chef de l'État a trouvé des petits sobriquets pour Alain Juppé, Bruno Le Maire et François Fillon, trois de ses probables adversaires lors de la primaire de la droite en 2016.

Selon l'hebdomadaire, Nicolas Sarkozy a ainsi confié à ses proches :

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Moi, je suis le seul à droite à avoir une expérience présidentielle, j'ai du sens politique, de la volonté et des couilles. Et, tout ça, c'est ce que réclament les électeurs de la primaire. Ce n'est pas papy Juppé, bébé Bruno [Le Maire, ndlr] ou l'autre eunuque [Fillon] qui vont en être capables.

 

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Interrogé sur ces propos de Nicolas Sarkozy, vendredi 4 septembre sur France Info, François Fillon n'a pas souhaité faire de commentaire. Il dit, non sans humour :

 

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Je pense vraiment que ça ne mérite pas de commentaire. Ou bien c’est une invention du Canard Enchaîné et ça ne mérite pas de commentaire ou bien c’est une information et ça mérite encore moins de commentaire.

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Nicolas Sarkozy, qui pense que la présidentielle de 2017 se jouera 'en partie sur le physique' selon des propos d'un de ses proches rapportés récemment par Paris Match, aime donc bien désigner les autres ambitieux LR en fonction de leurs attributs, l'un étant vieux, l'autre jeune, l'un ayant un certain manque au niveau de l'entre-jambes. Une manie qui a le don d'énerver Alain Juppé, soit dit en passant...

Dans leur livre Ça reste entre nous, hein ?, les journalistes de Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel avaient déjà rapporté que Nicolas Sarkozy taxait François Fillon de "sans couilles". Ce qui n'est pas très sympa. En tout cas moins que le "moi-je" désignant François Hollande

[Edit 4 septembre] Ajout des propos de François Fillon

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