Les socialistes réagissent avec virulence à la démission d’Emmanuel Macron : "Brutus", "Kinder surprise", "espionnage"

Publié à 16h36, le 30 août 2016 , Modifié à 16h45, le 30 août 2016

Les socialistes réagissent avec virulence à la démission d’Emmanuel Macron : "Brutus", "Kinder surprise", "espionnage"
Jean-Christophe Cambadélis. © AFP

C’est entendu, dit et redit : non, Emmanuel Macron n’est pas socialiste. Mais il a été pendant deux ans, jusqu’à sa démission annoncée du ministère de l’Economie ce mardi 30 août, membre d’un gouvernement dirigé par un socialiste Manuel Valls sous la houlette du Président François Hollande.

Longtemps critiques, pour une partie, à son égard, les socialistes ont réagi avec virulence à l’annonce de démission imminente du ministre de l’Economie, 2017 dans le viseur. Et en premier lieu, c’est leur patron, le Premier secrétaire du Parti socialiste, qui a donné le ton. Florilège des réactions d'élus socialistes bien remontés contre Emmanuel Macron.

#Kinder

"La démission de Macron : un kinder surprise pour convenance personnelle", a tweeté Jean-Christophe Cambadélis alors que l’officialisation de ce départ du gouvernement n’était pas encore tombée.

#Brutus

Député légitimiste, pas classé à l’aile gauche du parti de la rue de Solférino, Sébastien Pietrasanta a exprimé “son mépris pour les Brutus” qui trahissent :

#Too late

Pour Yann Galut, frondeur à mi-temps et porte-parole de la Gauche forte, régulièrement véhémente avec Emmanuel Macron, ce départ du gouvernement intervient trop tard. "Hollande aurait dû clarifier depuis bien longtemps", écrit-il en référence aux multiples provocations du futur ex-ministre.

#Espion

Guy Delcourt est un député PS qui n’a pas son smartphone dans sa poche. Et qui livre cash sa pensée sur Twitter. Et ce n’est pas l’événement politique du jour qui va le contrarier. Pour lui, Emmanuel Macron va "rejoindre son papa Gattaz". "Dans un grand groupe, on parlerait d’infiltré, d’espionnage", poursuit-il dans la même veine :

#Faiblesse

Pour certains, notamment à l’aile gauche du PS et chez les partisans des candidats à la primaire Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg, on insiste sur le fait que cette démission d’un des principaux ministres de Bercy à la sortie de l’été est un symbole de la faiblesse de François Hollande. Ainsi François Kalfon estime que le chef de l’Etat est "dans une capacité de rassemblement proche de zéro".

Pour Marie-Noëlle Lienemann, elle-aussi candidate à la primaire du PS pour représenter cette aile gauche, cette démission d’Emmanuel Macron est "un aveu d’échec de la politique libérale qu’il a impulsé auprès et avec François Hollande", par ailleurs "de plus en plus isolé", selon elle.

#Déserteur

Pour Christian Paul, tête de proue des frondeurs, il s'agit tout simplement d'une "désertion". Sur BFM TV, le député PS a enchaîné :

 

"

Emmanuel Macron va avoir un problème démocratique vis-à-vis des Français. Il est ministre de l'Économie, il a été conseiller du président de la République, il doit rendre compte de la politique du gouvernement, une politique qu'il a soutenue.

"

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