L'Europe réclame 339.000 euros à Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires FN

Publié à 10h51, le 31 octobre 2016 , Modifié à 11h24, le 31 octobre 2016

L'Europe réclame 339.000 euros à Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires FN
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Image Sylvain Chazot


Que peut-on faire avec 339.000 euros ? S'offrir un joli 2 pièces à Paris. Payer deux jours de salaire au footballeur Cristiano Ronaldo ou encore acheter 2.260.000 pains au chocolat à 15 centimes d'euros l'unité. Bref, les possibilités sont infinies. Pour Marine Le Pen en revanche, le choix semble fait.

Selon Marianne et Mediapart, ce lundi 31 octobre, l'Union européenne réclame en effet la somme de 339.000 euros à la présidente du Front national. Ce montant correspond aux salaires versés entre 2010 et 2016 à deux assistants de Marine Le Pen : Thierry Légier et Catherine Griset.

Le premier n'est pas un inconnu. Ancien militaire, il a assuré la protection de Jean-Marie Le Pen pendant 20 ans avant de devenir le garde du corps de Marine Le Pen. Il a également été embauché comme assistant local de la cheffe frontiste pendant quelques mois, fin 2011 et était à ce titre chargé de suppléer Marine Le Pen lorsqu'elle ne se trouvait pas dans sa circonscription. Un chouïa compliqué quand il faut, en sus, assurer la protection de la présidente du FN...

La seconde, ancienne belle-sœur de Marine Le Pen, fut entre 2010 et 2016 l'assistante parlementaire de l'eurodéputée FN, "accréditée à temps plein", précisent Marianne et Mediapart, précisant que cette fonction se faisait "dans les murs du parlement, entre Bruxelles et Strasbourg". Sauf que Catherine Griset fut en même temps cheffe du secrétariat de Marine Le Pen. Depuis février 2015, elle est directrice de cabinet de la présidente frontiste.




Début 2016, elle était devenue assistante dite "locale", c'est-à-dire en circonscription. Depuis vendredi 28 octobre, son nom a disparu de la liste des collaborateurs de Marine Le Pen sur le site du Parlement européen, précise Mediapart.

L’Office européen de lutte antifraude (Olaf) a demandé en août au Parlement européen de lancer une procédure de recouvrement à l’encontre de Marine Le Pen. Son avocat s'insurge et dénonce "une instrumentalisation du statut des assistants parlementaires". Pour lui, il s'agit de "restreindre l’action politique de Marine Le Pen au Parlement et de censurer une parole critique au sein de cette assemblée en ne lui donnant plus les moyens matériels de mener à bien son action", et ce à quelques mois de l'élection présidentielle, avance Marcel Ceccaldi auprès de Mediapart et de Marianne

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