L’ex-patronne du Medef Laurence Parisot se dit "prête" pour être Première ministre d’Emmanuel Macron

Publié à 10h16, le 27 avril 2017 , Modifié à 14h48, le 27 avril 2017

L’ex-patronne du Medef Laurence Parisot se dit "prête" pour être Première ministre d’Emmanuel Macron
Laurence Parisot. © AFP
Image Sébastien Tronche


OFFRE DE SERVICE - Si Emmanuel Macron l’emporte face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, le 7 mai, qui nommera-t-il comme Premier ministre ? Le 8 mars, lors de la Journée internationale des droits des femmes, le candidat d’En Marche a assuré qu’il souhaitait nommer une femme à Matignon. Oui, mais qui, étant donné que les soutiens de l’ancien ministre de l’Economie sont plutôt masculins ?

Il y en a une dont le nom se murmure de plus en plus dans l’entourage d’Emmanuel Macron : Laurence Parisot. Et l’ancienne patronne du Medef ne serait pas contre du tout. Contactée par Marianne, Laurence Parisot se dit "prête" et "disponible" pour le poste de cheffe du gouvernement :

J'ai plusieurs fois dit que j'étais disponible à faire des choses. J'ai une expérience, je suis crédible. Donc je peux être prête.

"Dans les conversations, un nom revient très souvent. C'est celui de Laurence Parisot", confirme toujours à Marianne un proche du candidat d'En Marche alors que l’intéressée reconnait qu’avec Emmanuel Macron, ils se "connaissent bien". Mais, assure-t-elle, elle n’a, "actuellement", "pas de relations avec lui ou ses équipes sur la question".

Dès le lendemain du premier tour et de la qualification d'Emmanuel Macron pour un second tour face à Marine Le Pen, Laurence Parisot assumait vouloir "travailler dans une équipe au sens large". Sur franceinfo:, l'ancienne patronne du Medef précisait :

Je ne sais pas si c'est celle que proposera Emmanuel Macron, ça peut être dans un gouvernement, mais il y a plein d'autres missions à accomplir pour la France. Une équipe qui se mettra sérieusement, intensément, au travail, qui ne sera pas guidée quotidiennement par le souci de la reconnaissance partisane, de la visibilité médiatique. C'est un travail de fond dont on a besoin, qui doit être le plus participatif possible. Il faut avoir une logique participative, c'est ça la modernité, et savoir expliquer.

En décembre 2016, Laurence Parisot avait déjà dit tout le bien qu'elle pensait d'Emmanuel Macron, jugeant qu'il incarnait "un puissant renouvellement". En mars, celui qui avait été un temps approché par la patronne du Medef pour rejoindre le syndicat patronal disait son "estime" pour Laurence Parisot

Secrétaire général d'En Marche et proche d'Emmanuel Macron, Richard Ferrand a répliqué aux "ambitions" de Laurence Parisot, jugeant son offre de service "dérisoire, inconvenant et vaniteux" :



En réponse à ce refus cinglant, Laurence Parisot s'est à son tour exprimée sur Twitter, retweetant Richard Ferrand et estimant "abusif" de considérer qu'elle s'est dite "disponible" et "prête" pour le poste de Première ministre. Indiquant "démentir" cette information dans l'article de Marianne (ce qui n'est pas exact, aucune déclaration de sa part en ce sens n'y figurant si ce n'est ce "actuellement, je n'ai pas de relation avec [Macron] ou ses équipes sur la question"), elle ajoute : "Inutile d'envenimer ce qui n'a pas à l'être."





Fin de la polémique ?

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