L'exécutif voulait (au départ) une femme présidente de l'Assemblée, ce sera finalement François de Rugy

Publié à 11h54, le 27 juin 2017 , Modifié à 17h00, le 27 juin 2017

L'exécutif voulait (au départ) une femme présidente de l'Assemblée, ce sera finalement François de Rugy
François de Rugy. © AFP
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Loïc Le Clerc pour le Lab

Encore un coup dur pour les femmes en politique. L'exécutif avait souhaité, dans un premier temps, qu'une femme prenne le perchoir de l'Assemblée nationale. Ce sera finalement François de Rugy. Lui qui y pense (officiellement) depuis le 18 juin a été largement élu par le groupe LREM avec 153 voix sur 301 votes, ce mardi 27 juin. Il a ensuite été élu à la présidence de l'Assemblée par l'ensemble de ses collègues députés, par 353 voix sur 567 votants (24 blancs ou nuls).





Pourtant, on se souvient de Christophe Castaner qualifiant de "symbole fort" l'élection d'une femme à ce poste, sur CNews le 20 juin. Ce même porte-parole du gouvernement qui, sur la même chaîne sept jours plus tard, préparait déjà le terrain, annonçant que la présidence de l'Assemblée n'était pas "réservée à une femme".





Le député de Rugy, qui revient de ses 3,82% à la primaire de la Belle alliance populaire, finit donc par s'en sortir trèèès bien. Et déjà les réactions affluent. La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes Marlène Schiappa félicite François de Rugy. Dans un autre style, la députée LFI Clémentine Autain se désole : "Une femme au perchoir, ce sera encore pour une autre fois !", alors que la conseillère de Paris Marie-Pierre de La Gontrie parle, elle, de "tartuferie", rappelant qu'Emmanuel Macron avait aussi évoqué une femme au poste de Premier ministre.









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