Législatives : l’hallucinante scène de tension à la mairie d’Évry lors de la prise de parole de Manuel Valls

Publié à 23h02, le 18 juin 2017 , Modifié à 23h16, le 18 juin 2017

Législatives : l’hallucinante scène de tension à la mairie d’Évry lors de la prise de parole de Manuel Valls
© Montage via BFMTV
Image Amandine Réaux


Scène rare lors d’une soirée électorale. Ce dimanche 18 juin, les deux finalistes dans la 1ère circonscription de l’Essonne ont revendiqué la victoire. Manuel Valls l’a fait en premier, déclarant avoir été réélu "avec 50,3% des voix et pour être précis, avec 139 voix d'avance", face à Farida Amrani (La France insoumise).

Mais cette annonce s’est faite dans une hallucinante tension, l’ancien Premier ministre arrivant à peine à se faire entendre.

Des sympathisants de La France insoumise ont été virés de la mairie d'Évry "de manière assez violente par plusieurs agents de police", selon BFMTV. "Soutenu par Serge Dassault, Valls est le même escroc", criaient plusieurs personnes dans le hall de la mairie.



Une scène "à l’image d’une campagne inadmissible, une campagne terrible", selon Julien Dray sur France 2. "On voit l’intolérance qui frise la violence", a estimé cet ami de François Hollande.

Auprès de la chaîne d’information en continu, Bruno Piriou, conseiller départemental PCF de l’Essonne a soupçonné des tricheries dans certains bureaux de vote où ses militants n’avaient pas pu être présents. Il a déclaré :

J’ai eu le directeur de cabinet du maire de Corbeil-Essonnes. Comme fait exprès, les un ou deux bureaux où nous n’avons pas les résultats, c’est là où nous n’avons personne pour vérifier. Y’a pas besoin d’avoir fait Sciences Po pour comprendre qu’il manque 100 voix, 50 voix, voilà. Qu’est-ce qu’il se passe dans ces bureaux-là, à l’heure où je vous parle ? J’en sais rien. Je veux juste vérifier. Et quand les militants de Corbeil-Essonnes et d’ailleurs viennent ici pour vérifier, dans la mairie où y’a marqué 'place des droits de l’homme', ici, on a le droit de vérifier. On se fait pas sortir comme des malpropres. Nous n’avons aucune confiance dans Manuel Valls. En tout cas, on n’est pas les seuls. Les résultats le montrent. Donc on va vérifier.

Les journalistes se sont ensuite vu interdire l'entrée de la mairie d'Évry.





Quelques minutes plus tard, Farida Amrani a, à son tour, revendiqué la victoire et annoncé des recours.

Du rab sur le Lab

PlusPlus