L’hémorragie se poursuit à EELV avec de nouveaux départs

Publié à 07h42, le 15 septembre 2015 , Modifié à 08h20, le 15 septembre 2015

L’hémorragie se poursuit à EELV avec de nouveaux départs
Ca commence à sentir le roussi à EELV qui pourrait se retrouver à poil. © AFP

ET CA CONTINUE ENCORE ET ENCORE... - N'est-ce que le début d'accord d'accord, comme le chante Francis Cabrel ? EELV est-il un parti en décomposition ? Le grand schisme de l’écologie se poursuit, sur le fond de désaccords sur la pertinence de rester allié au PS. Les départs tonitruants, fin août, des deux présidents des groupes parlementaires, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, dénonçant la dérive gauchiste du parti incarné par Cécile Duflot, ont ouvert une brèche dans laquelle plusieurs personnalités du parti écolo se sont engouffrés depuis.

Dernier épisode en date, lundi 14 septembre. Ce jour-là, c’est le conseiller régional de Champagne-Ardenne, Eric Loiselet, qui a décidé à son tour de claquer la porte d’EELV, comme il l’explique dans une interview à L’Opinion. Cet ancien socialiste qui avait quitté le PS en 2009 était membre du bureau exécutif d’EELV.

Parallèlement, et comme relayé sur Twitter par Jean-Vincent Placé, plusieurs élus locaux ont effectué la même démarche, communiquant leur départ via une lettre de démission publiée sur Facebook. Parmi eux figurent Farid Ben Malek, conseiller municipal délégué de Malakoff, responsable d’EELV Malakoff et membre du Conseil Politique Régional d’EELV IDF, et Pierre Boudailliez, ex candidat EELV aux élections départementales, responsable d’EELV Bois-Colombes, membre suppléant du Conseil Politique Régional d’EELV IDF et porte -parole d’EELV 92.

Le week-end dernier, suite au vote des militants EELV du Nord, a été préférée l’alliance avec le Front de gauche pour les régionales de décembre plutôt qu’avec le PS. Un vote interne qui a aussitôt entraîné le départ de Christophe Rossignol, membre du conseil fédéral d’EELV, ainsi que de Marie-Pierre Bresson, jusqu’ici trésorière nationale du parti dirigé par Emmanuelle Cosse et adjointe à la mairie de Lille.

Où s'arrêtera cette hémorragie  ? Jusqu’à ce mardi 15 septembre, l’unité de façade des groupes parlementaires tient encore. Avant une explication de texte et la recherche d’un modus vivendi permettant de faire subsister ces groupes parlementaires tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale. Mais jusqu’à quand ?

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