L'humoriste Yassine Belattar raconte avoir reçu un SMS de soutien d'Emmanuel Macron en pleine polémique

Publié à 15h20, le 04 janvier 2018 , Modifié à 15h25, le 04 janvier 2018

L'humoriste Yassine Belattar raconte avoir reçu un SMS de soutien d'Emmanuel Macron en pleine polémique
Emmanuel Macron et Yassine Belattar. © Montage le Lab via AFP et capture d'écran
Image Loïc Le Clerc


Depuis plusieurs semaines, l'humoriste Yassine Belattar est dans la tourmente. Précisément depuis un article de Marianne, mi-décembre 2017, l'accusant d'"entretenir le déni de l'islamisme comme le discours sur 'les Blancs' et les autres". Depuis, les accusations de l'hebdomadaire ont été déconstruites par plusieurs autres journaux, comme ici et par exemple. Et ce jeudi 4 janvier, Yassine Belattar s'est entretenu avec nos consœurs de L'Obs. Il y raconte cet épisode médiatique, ses dures conséquences - "des lettres injurieuses, des menaces de mort", peut-on lire - mais aussi les soutiens qu'il a obtenu, notamment de la part… d'Emmanuel Macron.

Yassine Belattar se veut proche du président de la République, comme il l'était avec François Hollande. Alors, il a envoyé un SMS à Emmanuel Macron. Voici l'échange :

- Yassine Belattar : Visiblement, c’est une nouvelle guerre que lance ce journal [Marianne, NDLR], je suis au fond du trou.

- Emmanuel Macron : T’obsède pas. Continue. Les critiques suivent le talent.

On savait déjà le Président bavard par SMS (n'est-ce pas François Hollande ?), on le savait aussi prompt à répondre au téléphone, même quand Cyril Hanouna l'appelle en direct pour lui souhaiter un bon anniversaire.

Jusqu'au mois de décembre 2017, l'humoriste Yassine Belattar ne faisait pas franchement la une des journaux. Puis il y a eu cet échange avec Bernard Kouchner, sur France 2, le 30 novembre en deuxième partie de L'Emission politique avec Jean-Luc Mélenchon. "Je fais ce que je veux, mon gars. Je voulais te répondre", lui lance l'ancien ministre, ne s'attendant visiblement pas à la sèche réponse de l'humoriste : "Pourquoi vous me tutoyez ? C’est fini la colonisation !" Une punchline très relayée sur les réseaux sociaux.

Vient alors un article de Marianne, le 15 décembre, intitulé "Yassine Belattar, faux clown et vrai danger". Le bad buzz est automatique. Sous la plume de la journaliste de l'hebdomadaire, l'humoriste devient un nouveau Dieudonné : antisémite, anti-laïcité, anti-Charlie. En cause, notamment, ces propos qu'aurait tenus Yassine Belattar sur la scène du Théâtre de l'Atelier :  "Je ne suis pas Charlie, je ne suis pas Nice. […] Je choisis mes deuils." Sauf que l'humoriste accuse Marianne de le faire mentir. Voilà la version qu'il donne de ce passage de son spectacle, au Monde, le 30 décembre dernier : "Mon texte c’est : 'Je ne choisis pas mes deuils. Je ne suis pas Charlie, je ne suis pas Nice, je suis Français. Je suis toujours en deuil quand il y a un malheur sur le territoire français.'" Une version qui avait d'ailleurs déjà été corrigée et confirmée par un autre journaliste, de France 5.





Mais le bad buzz, c'est comme la crasse, il faut du temps et une bonne brosse pour que ça parte. Dans les jours qui ont suivi l'article de Marianne, Yassine Belattar expliquait sur Facebook vivre "l'un des pires moments de [sa] carrière" alors que plusieurs villes avaient décidé d'annuler ses représentations. Des spectacles "finalement rétablis", parce que, "selon l'humoriste, ils ont été pris en charge intégralement par la production, et non plus par les diffuseurs", expliquait alors Arrêt sur images.

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