L'inquiétude de Claude Bartolone : "La question nous est posée de savoir comment on fait pour 2017"

Publié à 20h59, le 18 octobre 2016 , Modifié à 20h59, le 18 octobre 2016

L'inquiétude de Claude Bartolone : "La question nous est posée de savoir comment on fait pour 2017"
© ERIC FEFERBERG / AFP

Il est l’un des ténors du PS. Sa parole était jusqu’à présent pourtant rare depuis sa défaite aux régionales de décembre 2015 en Ile-de-France face à Valérie Pécresse. Désormais, le président PS de l’Assemblée nationale Claude Bartolone prend de plus en plus ses distances avec François Hollande. Il n’hésite plus à critiquer ouvertement le chef de l’Etat depuis la parution du livre des deux journalistes du Monde, Un président ne devrait pas dire ça, déclarant lui avoir fait part de sa "stupéfaction"après ses confidences.

Ce mardi 18 octobre, au traditionnel petit-déjeuner de la majorité à Matignon, Claude Bartolone a de nouveau ouvert le feu contre le président, déplorant un livre "qui a fait beaucoup de dégâts", selon les propos du député de Seine-Saint-Denis rapportés par le Canard enchaîné daté du mercredi 19 octobre. Il poursuit :

 

"

La question nous est posée de savoir comment on fait pour 2017.

"

Claude Bartolone n’a pas encore de plan précis pour la présidentielle. Mais le président de l’Assemblée n’entend déjà plus préparer la candidature de François Hollande. Pour preuve, il ne s’est pas rendu ce mardi soir au traditionnel dîner de la majorité, un rendez-vous auquel il était pourtant habitué, selon les informations de l’Express confirmées auprès du Lab. Nul doute que François Hollande et Claude Bartolone avaient pourtant des choses à se dire…

 

[BONUS TRACK] "Humilié"

Claude Bartolone se voyait bien à Matignon pour remplacer Jean-Marc Ayrault en mars 2014. Mais François Hollande ne voulait pas de lui en tant que Premier ministre, selon les propos du chef de l’Etat dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, rapportés par le Canard enchaîné. Voici ce que le président déclare à l’époque sur Claude Bartolone :

 

 

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Non, il n’a pas l’envergure (…) Il n’est pas très connu, et, le jour où il le deviendrait, il n’a pas un charisme considérable.

"

Les propos du président n’ont évidemment pas fait plaisir à "Barto". Devant ses camarades du PS, le député socialiste s’est dit "humilié". Ou comment se mettre à dos un nouveau pilier de la majorité, après le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. 

Du rab sur le Lab

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