L'omniprésence médiatique estivale de François Hollande

Publié à 16h06, le 20 août 2017 , Modifié à 08h28, le 21 août 2017

L'omniprésence médiatique estivale de François Hollande
François Hollande partout. © AFP
Image Amandine Réaux


L’exécutif et le Parlement en vacances, le creux de l’actualité aoûtienne est généralement propice à l’émergence de polémiques concomitantes à la mise en avant de personnalités politiques de second plan. Nadine Morano, pour ne citer qu’elle, excelle généralement dans le genre. Mais pas en 2017. En cette semaine du 15 août, même les interventions médiatiques de Florian Philippot se raréfient.

Quelles meilleures circonstances exiger pour opérer un retour discret ? François Hollande, qui n’a jamais dit son intention de se retirer de la vie politique, a saisi cette opportunité en distillant interviews et confidences depuis un mois.

  • À Arles, le gros teasing

21 juillet. C’est la première parole publique de l’ancien chef de l’État, deux mois après son départ de l’Élysée. En marge du sommet d’été des "Napoleons", communauté d'acteurs de l'innovation, et avant son discours, François Hollande s’attarde devant quelques journalistes. Et alors que tout le monde aimerait bien savoir ce qu’il pense de son successeur Emmanuel Macron, il déclare :

Sur l'actualité, j'ai une réserve, une retenue. [...] Je ne veux pas être, pour l'instant, celui qui commente. Un ancien Président doit garder, dans cette première période, une retenue, une réserve.

Plus tard dans la soirée, François Hollande accorde un entretien vidéo d’une dizaine de minutes à Brut. Il précise pourquoi il s'abstient de commenter les premiers pas d'Emmanuel Macron : lui-même n'a pas apprécié que Nicolas Sarkozy le fasse.

"Je laisse une situation [économique] qui, je crois, peut être utile à mon successeur", insiste-t-il par ailleurs.

  • Retraité normal

Fin juillet, François Hollande reçoit une journaliste du Point dans ses bureaux de la rue de Rivoli, à Paris. Elle assure que l’ancien Président n’est pas, contrairement aux apparences, très éloigné de la politique. La mention de meubles "La Redoute Interiors" est par ailleurs reprise par plusieurs sites internet, lui conférant un statut de "retraité normal".

  • Merci de me dire merci pour les JO

1er août. Au lendemain de l’accord assurant (presque) Paris d’organiser les Jeux olympiques de 2024, François Hollande indique à franceinfo qu’il faut lui imputer ce succès survenu pendant la présidence Macron. Il rappelle qu’il a impulsé la candidature de la France contre vents et marées :

Au départ, il fallait prendre un risque. Il fallait que l'État, et j'étais le chef de l'État, puisse dire que les Jeux olympiques en 2024 étaient possible à Paris. Beaucoup doutaient. [...] Nous avons presque réussi mais c’est vrai qu’au départ, il fallait prendre ce risque et je l’ai pris.

Et de conclure, mystérieux : "En 2024, je ne sais pas où je serai, mais il y a une chose qui est sûre, c’est que si je suis sur cette terre, je serai devant ma télévision, plus que ça, je serai parmi les spectateurs."

  • Moi, avant-centre des Bleus

14 août. François Hollande accorde une interview à Jacques Vendroux sur franceinfo. Il confie avoir voulu devenir footballeur, avant d’y renoncer pour préférer au ballon rond le monde de la politique :



On n'arrive pas toujours à l'ambition qui était celle de sa jeunesse. Il faut faire des compromis. Alors ne pouvant pas devenir avant-centre de l'équipe de France, j'ai choisi d'être président de la République. Je mesure bien l'écart entre ce rêve et la réalité, mais je plaisante parce que c'était un rêve d'enfant. À un moment, il faut savoir qu'on n'a pas forcément la technique qui correspond à son ambition. En revanche, servir son pays, il n'y a pas plus beau mandat.
  • Hollande of cards

17 et 19 août. Dans un confidentiel publié dans l’hebdomadaire Le Point puis dans Le Figaro, on apprend que François Hollande reçoit du socialiste à tours de bras dans ses bureaux de la rue de Rivoli à Paris. Son chef de cabinet Frédéric Monteil détaille :

Il voit tous ceux qui vont jouer un rôle dans le congrès.

Les frondeurs n’ont cependant pas droit à ce privilège.





[BONUS TRACK]

Outre les interviews et confidences, François Hollande ne verrouille plus autant sa vie personnelle. Il apparaît pour la première fois aux côtés de sa compagne Julie Gayet, sur une photo prise jeudi 17 août au restaurant Paulette à Eygalières (Bouches-du-Rhône) et publiée par l’élu LR de Marseille Richard Findykian.



#

Du rab sur le Lab

PlusPlus