L’opposition s’indigne du discours de François Hollande, plus candidat que Président, salle Wagram

Publié à 15h44, le 08 septembre 2016 , Modifié à 20h03, le 08 septembre 2016

L’opposition s’indigne du discours de François Hollande, plus candidat que Président, salle Wagram
Christian Estrosi, Nicolas Sarkozy et Eric Ciotti, pas dupes. © VALERY HACHE / AFP

Ses proches lui demandaient de hausser le ton et donner des signes quant à son éventuelle prochaine candidature à sa réélection. François Hollande les a satisfaits ce jeudi 8 septembre salle Wagram, tant en attaquant frontalement Nicolas Sarkozy et ses "arguties juridiques" qu’en faisant des propositions constitutionnelles – réduction du cumul des mandats dans le temps - ou en opérant un virage stratégique sur Twitter en matière de communication politique.

Un discours de François Hollande qui s’apparentait donc à un meeting de campagne, devant une salle remplie de ministres et de parlementaires acquis à sa cause. Et la droite n'est pas dupe. L'opposition d'indigne ainsi d’avoir vu un candidat plutôt qu’un président parlant des questions de terrorisme. "Les Français attendaient des mesures de protections du Président, ils ont eu le discours du candidat François Hollande. Une tromperie de plus !" a fustigé Christian Estrosi, président LR de Paca et soutien de Nicolas Sarkozy.

Secrétaire général adjoint de LR et aussi soutien de Nicolas Sarkozy, le député Sébastien Huyghe a tweeté dans le même sens :

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On nous a annoncé un discours de Président, on a eu un discours de candidat à la primaire de gauche en surenchère contre Nicolas Sarkozy.

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Porte-parole de Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite, Catherine Vautrin a déploré sur France Info avoir vu un François Hollande "plutôt commentateur de l’action qu’acteur".

Même tonalité chez Éric Ciotti, sur BFM TV, également fervent partisan de l’ancien chef de l’Etat, "choqué" que François Hollande "utilise la lutte contre le terrorisme pour une médiocre opération politicienne". Et d’ajouter :

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Les Français attendent un chef de guerre qui les protège. Ils ont trouvé un chef de parti qui attaque Nicolas Sarkozy.

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Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, Philippe Vigier émet la même critique à l’égard de ce discours de François Hollande. Sur LCI, il a lancé :

 

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On a assisté à un terrible mélange des genres : François Hollande est en campagne !

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Enfin, Valérie Debord, porte-parole de LR, demande à ce que ce discours soit intégré aux futurs comptes de campagne du candidat Hollande, s’il est candidat. Un angle d’attaque contre le Président sortant que la gauche avait également utilisé contre Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012.

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