"L’RPS" : le nouveau petit nom trouvé par le FN pour qualifier Les Républicains (LR) et le PS

Publié à 14h53, le 30 mai 2015 , Modifié à 20h07, le 30 mai 2015

"L’RPS" : le nouveau petit nom trouvé par le FN pour qualifier Les Républicains (LR) et le PS
Capture d'écran Twitter / Le Lab © Le tweet de Florian Philippot
Image Ghislain de Violet


Si l’UMP se rebaptise "Les Républicains" ce samedi 30 mai, ce n’est pas seulement pour effacer les mauvais souvenirs de l’affaire Bygmalion. Plus de sigle, donc plus de possibilité pour le FN de renvoyer dos à dos le parti de droite et le PS dans un infamant "UMPS", se félicitaient nombre de cadres de la rue de Vaugirard ces derniers mois.

Sauf que Florian Philippot a peut-être trouvé la parade. En accolant le sigle LR (pour Les Républicains) à celui du Parti socialiste (PS), le vice-président du mouvement frontiste a fabriqué un acronyme tout aussi efficace (à défaut d’être de bon goût) : "l’RPS". Prononcez, évidemment : l’herpès, en référence à cette maladie de peau qui provoque l’apparition de boutons de fièvre.

Alors que l’ex-UMP tenait son "congrès refondateur" ce samedi 30 mai à La Villette, à Paris, Philippot a souhaité la bienvenue à la nouvelle formation politique en diffusant sur Twitter son jeu de mot vachard, accompagné d’un sigle parodiant celui des Républicains :






En matière de trolling, les socialistes étaient également au rendez-vous en ce jour de fête à droite. Au petit matin, le compte twitter du PS rediffusait une affiche détournée de Nicolas Sarkozy façon cow-boy, sur fond de pseudo-drapeau américain (ci-dessous). Amalgamer "Les Républicains" au "Parti républicain", la formation conservatrice d'outre-Atlantique ? Une running joke très appréciée notamment de Jean-Christophe Cambadélis, le patron de Solférino.






Du côté de la gauche de la gauche, on a aussi joué sur la force des symboles ce samedi. Les communistes, des écologistes, des socialistes frondeurs, des membres du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon sont réunis tout le week-end avec leurs alliés de la gauche européenne place... de la République. Même si ce "forum européen des alternatives" n'est consacré qu'à la réflexion sur les politiques anti-austérité en Europe, dix ans après l'échec du référendum sur l'UE de 2005, Jean-Luc Mélenchon s'est autorisé une incursion dans le débat politique national.

Dans un tweet, l'eurodéputé a redit sa désapprobation de l’initiative de Nicolas Sarkozy :






Du rab sur le Lab

PlusPlus