Lutte contre le terrorisme : à Nice, l'hommage d'Emmanuel Macron à Hollande, Valls et Cazeneuve

Publié à 19h47, le 14 juillet 2017 , Modifié à 19h47, le 14 juillet 2017

Lutte contre le terrorisme : à Nice, l'hommage d'Emmanuel Macron à Hollande, Valls et Cazeneuve
© Montage le Lab via BFMTV
Image Amandine Réaux


Après le défilé du 14-Juillet, Emmanuel Macron s'est rendu à Nice pour assister aux cérémonies d'hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet 2016, qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais. Lors de son allocution, le Président a dit "comprendre la colère" ressentie contre l'État après l'attentat et promis que "tout sera[it] maintenu" dans l'aide aux victimes du terrorisme.

Le chef de l'État a toutefois tenu à saluer l'action du précédent quinquennat en matière de lutte contre le terrorisme, mentionnant son prédécesseur François Hollande, présent avec Nicolas Sarkozy aux cérémonies. Il a déclaré :



Je connais les dirigeants politiques qui alors ont pris en charge la situation. Je sais leur intégrité et leur humanité. Le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et avec eux tous les services de l'État ont inlassablement combattu le terrorisme.

Une intense polémique avait suivi l'attentat de Nice, notamment entre le président de la région redevenu maire de la Ville Christian Estrosi et Bernard Cazeneuve, autour des moyens employés pour la sécurisation de la Promenade des Anglais. "Tout sera fait pour que la République, l'État, la puissance publique regagne votre confiance. Pour que cette épreuve inconcevable, loin de nous diviser, nous rassemble. Je l'ai promis à votre maire, Christian Estrosi, qui s'est tant mobilisé pour que l'Etat agisse", a poursuivi Emmanuel Macron, évoquant "une France réconciliée".

Le chef de l'État a promis aux victimes et à leurs familles que "l'État ne [les] abandonnera[it] jamais". "Pas plus qu'il n'abandonnera la recherche de la vérité, le châtiment des coupables mais aussi le soutien humain, juridique, financier qu'il doit aux victimes". "L'État ne se soustraira ni à son devoir de clarté, ni à son devoir de compassion. L'exemple de dignité et de courage que vous avez donné ne peut pas, ne doit pas se heurter à la froideur bureaucratique. C'est pourquoi je sais le travail qui a été fait durant les deux dernières années pour reconnaître les situations des victimes, le droit des victimes", a-t-il fait valoir. "Tout sera maintenu. C'est pourquoi j'ai souhaité que tous les ministères concernés s'engagent aux côtés des victimes sous la responsabilité d'une personnalité d'expérience qui pour vous sera gage d'écoute et d'efficacité", a enchaîné Emmanuel Macron.

"Je le sais, c'est d'une aide juridique, concrète, administrative, mais aussi d'une aide pour la santé, le transport, les enfants, la vie administrative et le quotidien dont vous avez besoin. C'est cela qui sera assuré pour vous. Je m'en porte ici garant", a dit le Président. La magistrate Élisabeth Pelsez a été désignée mercredi déléguée interministérielle à l'Aide aux victimes, après les critiques d'associations (mais aussi de Manuel Valls) sur la disparition d'un secrétariat d'État auprès des victimes présents dans de précédents gouvernements.

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