Macron critiqué pour s’être entouré de proches de Guérini lors de son déplacement à Marseille

Publié à 15h58, le 18 novembre 2016 , Modifié à 19h24, le 18 novembre 2016

Macron critiqué pour s’être entouré de proches de Guérini lors de son déplacement à Marseille
© Montage photos via AFP

C’est un déplacement, le premier en tant que candidat à la présidentielle, qui suscite les critiques de la droite comme de la gauche. Jeudi 17 et vendredi 18 novembre, Emmanuel Macron s’est rendu dans les Bouches-du-Rhône. Sur Facebook, jeudi soir, la députée PS frondeuse de Moselle Aurélie Filippetti, soutien d’Arnaud Montebourg, a critiqué ce déplacement du responsable de "En Marche !" En cause, la patte de Jean-Noël Guérini et ses proches dans cette visite. Le sénateur ex-PS, qui a perdu son immunité parlementaire, a été mis en examen, notamment pour trafic d’influence et association de malfaiteurs, dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux. Elle a écrit :

 

 

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Le renouvellement est En Marche : dans les Bouches du Rhône, Emmanuel Macron est entouré et soutenu par tous les guérinistes (…) Le déplacement est quasiment intégralement organisé par les réseaux guérinistes du département.

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De fait, Emmanuel Macron a tenu jeudi soir un meeting aux Pennes-Mirabeau, commune proche de Marseille où le sénateur et maire Michel Amiel a été numéro trois sur la liste de Jean-Noël Guérini aux sénatoriales en septembre 2014. Un élu guériniste qui n'avait pourtant pas hésité à parrainer NKM pour la primaire de la droite. "Entre le centrisme d'Emmanuel Macron et le centrisme de NKM, l'écart n'est pas très grand", se justifiait Michel Amiel auprès de Marsactu.fr 

Ce vendredi matin, au Rousset, Emmanuel Macron a rencontré des élus locaux avec Jean-Louis Canal, le maire de la commune, candidat aux départementales de 2015 sous la bannière de la "La Force du 13", le parti de Jean-Noël Guérini.

D‘autres proches du sénateur des Bouches-du-Rhône, comme le député et maire de Velaux, Jean-Pierre Maggi, ont eux aussi participé au déplacement. Ce dernier a été mis en examen en début d’année dans une affaire liée à sa gestion du service départemental d’incendie et de secours.

La présence d’élus guérinistes a aussi été critiquée par la droite. Le député européen Les Républicains Renaud Muselier s’est ainsi fendu d’un article sur son blog, déplorant un déplacement "ni audacieux ni intelligent". "Emmanuel Macron a-t-il la moindre idée des pratiques politiques de l’ancien président du Conseil général ? Est-ce que cela veut dire qu’il les cautionne ?" s’est-il interrogé.

Joint par Le Scan du Figaro, un soutien d’Emmanuel Macron tente de relativiser tant bien que mal : "A Marseille, on prend ce qu’on trouve. On a cherché à rencontrer le moins de mis en examen possible, et là-bas, ça n’est pas simple. Alors quand on rentre dans un bordel, il est difficile de faire le puceau".

Curieux, en tout cas. Emmanuel Macron, qui plaide régulièrement pour "un changement des pratiques", n’hésite donc pas à s’entourer de barons locaux longtemps élus PS qui connaissent des démêlés judiciaires. 

 

[EDIT 19h25] Ajout du parrainage de Michel Amiel à la primaire de la droite pour NKM 

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