"Macron mondialiste" : quand Gérard Larcher reprend un élément de langage de Marine Le Pen

Publié à 11h24, le 15 février 2017 , Modifié à 13h17, le 15 février 2017

"Macron mondialiste" : quand Gérard Larcher reprend un élément de langage de Marine Le Pen
© Captures d'écran BFMTV
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

Une des conséquences immédiates du "Penelope Gate", c'est le décrochage de François Fillon dans les derniers sondages. Le candidat de la droite est au coude-à-coude avec Emmanuel Macron et pourrait même ne pas accéder au second tour de l'élection présidentielle. A l'image d'Eric Ciotti, mardi 14 février, les fidèles lieutenants de la droite ont compris qu'il fallait taper sur le candidat d'En marche ! Si cette stratégie politique n’a rien de surprenant, leur argumentation l’est parfois beaucoup plus.

"On a déjà eu un quasi mystique au Bourget, on a vu le résultat", attaque Gérard Larcher mercredi 15 février sur BFMTV avant de critiquer les influences d’Emmanuel Macron : "Au fond, il a été l’inspirateur de François Hollande avec les résultats qu’on connaît". Le président du Sénat se lance ensuite dans une description de l’ex-ministre de l’Economie :

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Au fond, Macron, c’est une forme de libéralo-libertaire, mondialiste. Et je crois, moi, profondément à la nation, à la souveraineté, à la nécessité de la dimension européenne mais aussi au libéralisme à la condition qu’il soit tempéré par un projet social.   

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Le président du comité politique de François Fillon – pas franchement paritaire au passage – reprend ici à son compte un argument souvent utilisé par la présidente du Front national et ses troupes. Selon le FN, le clivage droite-gauche est aujourd'hui dépassé et inopérant, supplanté par un autre, entre "les patriotes" (ou les souverainistes) et "les mondialistes". Et Emmanuel Macron est à leurs yeux la parfaite illustration de ce phénomène.

Le 20 janvier dernier, quand Marine Le Pen se projetait déjà sur un second tour face à Emmanuel Macron, elle le qualifiait par exemple de "mondialiste décomplexé". Rebelote le 12 février dernier, lors du Grand Rendez-vous d’Europe 1/iTélé/Les Echos. Elle disait :

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Emmanuel Macron a dépassé la droite et les gauches. Il est mondialiste. Il est pour l’immigration. Il est pour l’ouverture totale des frontières, il est pour la superpuissance des structures financières dont il a été l’un des serviteurs zélés pendant des années contre les intérêts de la France.

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Visiblement, la pertinence de cet argumentaire n'a pas laissé Gérard Larcher indifférent. 





[BONUS TRACK] Je n’oublie pas la chanson de Renaud mais j’ai oublié le titre…

Interrogé sur l’agression présumée de Théodore par quatre policiers il y a deux semaines à Aulnay-sous-Bois, Gérard Larcher a condamné fermement les violences. "Par principe, je soutiens l’Etat de droit. Et l’Etat de droit, c’est qu’aucune violence, d’où qu’elle vienne, y compris de policiers, n’est acceptable", a-t-il expliqué sur BFMTV. Mais Gérard Larcher a aussi tenu à soutenir les forces de l’ordre :

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Je soutiens aussi les policiers parce qu’ils incarnent cet état de droit et ils sont très sollicités. Je n’oublie pas la chanson de Renaud ‘J’ai embrassé un policier sur la bouche’.

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Sauf que Gérard Larcher s’est légèrement emballé, au lendemain de la Saint-Valentin. Si Renaud a bien écrit une chanson sur les policiers (à voir ici en vidéo), il ne les pas embrassés sur la bouche : le titre exact de ce morceau est en réalité J'ai embrassé un flic. Mais personne ne saurait critiquer autant d’amour en politique... 

Un extrait à retrouver ici en vidéo : 

Du rab sur le Lab

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