Magnanville : Cazeneuve mentionne le fils des policiers assassinés en dénonçant les casseurs anti-loi Travail

Publié à 21h18, le 14 juin 2016 , Modifié à 07h04, le 15 juin 2016

Magnanville : Cazeneuve mentionne le fils des policiers assassinés en dénonçant les casseurs anti-loi Travail
Bernard Cazeneuve © GEORGES GOBET / AFP

L'actualité est extrêmement lourde pour Bernard Cazeneuve. Au lendemain de l'assassinat de deux policiers à Magnanville revendiqué par Daech, le ministre de l'Intérieur a dû également composer, ce mardi 14 juin, avec les manifestations contre la Loi Travail, un rassemblement marqué par de nombreux affrontements entre casseurs et policiers. Les vitres de l'hôpital Necker-Enfants malades ont même été prises pour cible, provoquant l'indignation de plusieurs politiques dont la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Invité du JT de France 2 mardi soir, Bernard Cazeneuve a lui aussi dénoncé ces violences, les mettant en parallèle avec l'assassinat du couple de policiers à Magnanville. Voici ce qu'il a déclaré :

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Cette après-midi, dans les rues de Paris, où il y avait des hordes de manifestants violents - parmi des manifestants sincères mais il y avait des hordes de manifestants violents – nous avons vu, David Pujadas, des manifestants crier 'un policier, une balle', 'policiers, la France vous hait', tout ça après ce qu'il s'est passé hier [lundi, ndlr]. Tout cela n'a que trop duré.



Et moi je n'accepterai plus que dans des manifestations, comme celle qui s'est déroulée aujourd'hui, il y ait des sauvageons qui puissent tenir ce type de propos, avec 27 policiers blessés, les vitres de l'hôpital Necker brisées alors qu'il y a l'enfant des policiers [assassinés à Magnanville, ndlr] qui s'y trouve. Tout cela est inacceptable.

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Et Bernard Cazeneuve de faire le vœu "que la justice passe".

Un peu plus tôt dans l'après-midi, lors des questions au gouvernement, le ministre de l'Intérieur avait déjà évoqué l'enfant des policiers assassinés, âgé de trois ans et présent sur les lieux du drame. C'était avant que les manifestations contre la Loi Travail ne débutent vraiment mais déjà, Bernard Cazeneuve prévenait.

Devant la représentation nationale, le premier flic de France avait appelé "tous ceux qui sont dans la violence, qui s'attaquent aux policiers" à retrouver "un peu, au fond d'eux-mêmes, d'humanité, de tolérance, de respect, simplement en respect de ceux qui sont tombés hier et en respect de ce petit enfant". 

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