Malgré une "enquête" vidéo, l'auteur des "cris de chèvre" à l'Assemblée n'a pas été identifié

Publié à 10h17, le 09 août 2017 , Modifié à 16h36, le 09 août 2017

Malgré une "enquête" vidéo, l'auteur des "cris de chèvre" à l'Assemblée n'a pas été identifié
François de Rugy, mercredi 9 août 2017 © Capture d'écran Europe1
Image Etienne Baldit


AFFAIRE NON RÉSOLUE - Jeudi 3 août dans l'hémicycle de l'Assemblée, des "cris de chèvre" ont retenti pendant qu’Alice Thourot (LREM) prenait la parole pour défendre le projet de loi sur la loi moralisation et la suppression de la réserve parlementaire. Indignation générale et promesses de sanction contre le coupable de la part de François de Rugy. Une semaine plus tard et après avoir visionné les différentes images de cet incident, le président de l'Assemblée annonce toutefois que le fautif demeure inconnu.

Sur Europe 1 mercredi 9 août, le titulaire du Perchoir explique :

Nous avons mené une petite enquête avec les images vidéos qui sont captées en flux continu dans l'hémicycle […]. Nous avons pu regarder les bandes des différentes caméras. Malheureusement, cela ne nous a pas permis d'identifier l'auteur de ces bêlements.

"J'ai plusieurs témoignages de députés qui certifient avoir entendu ces bruits inadmissibles, sans pouvoir identifier l'auteur", poursuit François de Rugy, qui confirme que plusieurs élus y compris de droite suspectent un membre du groupe LR. Il ajoute cependant : "Moi je ne veux pas jeter l'opprobre sur un groupe et certainement ne pas faire une sanction collective à l'égard d'un groupe."

Mais en l'absence de preuves définitives, impossible de sanctionner le coupable comme cela avait le cas pour le député LR Philippe Le Ray, qui avait fait scandale en 2013 en imitant le cri d’une poule lors de l’intervention de l’écologiste Véronique Massoneau. L'intéressé avait été sanctionné à l’unanimité des présidents de groupe, privé d’un quart de son indemnité parlementaire pendant un mois, soit 1.000 euros environ.

Rien de tel pour le moment aujourd'hui, donc, mais François de Rugy veut quand même "marquer le coup" :

Je regrette qu'il y ait ce type de comportement, et donc j'ai décidé de réunir les présidents de groupe dès ce matin, les vice-présidents de l'Assemblée et les présidents de commission - c'est une réunion un peu exceptionnelle -, pour marquer le coup, leur rappeler que s'il y avait des choses qui se reproduiraient de cette façon-là, il y aurait des sanctions. On révisera le cas échéant l'échelle des sanctions.

Celles-ci vont pour l'heure, dans le règlement de l'Assemblée nationale, du rappel à l'ordre à l'exclusion temporaire avec retenue des indemnités.





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Selon Claude Goasguen (LR), il ne faut pas mettre les cris de chèvre sur le compte du sexisme : "Les hommes en prennent aussi"









[EDIT 16h30]

Mercredi 9 août, à l'Assemblée nationale, alors les députés sont réunis pour le vote solennel sur la loi de moralisation, François de Rugy tient à "revenir sur l'incident". Au perchoir, il qualifie ces cris de chèvre d'"offense à caractère sexiste intolérable". Le président de l'Assemblée précise que, "en accord avec les représentants de tous les groupes, les chahuts et autres bruitages n'ont pas leur place" dans l'hémicycle.

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