Manuel Valls avant le meeting d'Emmanuel Macron : "Il est temps que tout cela s'arrête"

Publié à 17h40, le 12 juillet 2016 , Modifié à 18h10, le 12 juillet 2016

Manuel Valls avant le meeting d'Emmanuel Macron : "Il est temps que tout cela s'arrête"
Emmanuel Macron et Manuel Valls © Farouk Batiche / AFP

DERNIER AVERTISSEMENT - Dans un papier du Monde, ce mardi 12 juillet, Emmanuel Macron en prenait déjà plein la poire. Plusieurs de ses collègues du gouvernement - Stéphane Le Foll, Michel Sapin, Marisol Touraine et Thierry Mandon - vidaient (une partie de ?) leur sac, en on, sur le ministre de l'Économie. Manuel Valls, lui aussi, y allait de petits commentaires acerbes au sujet du jeune et ambitieux ministre, avec qui ses relations sont notoirement délétères. Et cela continue devant les caméras de télévision.

Emmanuel Macron tient le premier meeting officiel de son mouvement En Marche !, ce mardi soir à la Mutualité à Paris, et le Premier ministre a évidemment été interrogé sur toute cette histoire avant les questions au gouvernement au Sénat. Au micro de BFMTV, le chef du gouvernement s'est même fait quasiment définitif quant à la nécessité de mettre un terme à l’ambiguïté savamment entretenue par son ministre depuis des mois. À la volée et avant de s'engouffrer dans l'hémicycle, il a prévenu :

 

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Il est temps que tout cela s'arrête.

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Une réponse brève, cinglante, catégorique, lâchée dans un sourire crispé et qui ne laisse que peu d'options sur la table : soit Macron s'arrête là, on n'en parle plus, on reprend comme avant ; soit il s'assume définitivement, déclare sa candidature à la présidentielle (sans passer par la primaire) et quitte de son fait le gouvernement ; soit il en sera viré manu militari. Un sérieux coup de pression qui a aussi de quoi donner encore un peu plus de crédit à cet avertissement, formulé par Manuel Valls à son ministre fin avril selon Le Canard Enchaîné :

 

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Tu finiras comme Montebourg, si tu continues comme ça.

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Enfin, si François Hollande est d'accord. Jusqu'ici, le chef de l'État a couvé son ex-chouchou en lui laissant les coudées franches dans son aventure personnelle, espérant sans doute en tirer quelque profit pour lui-même. Mais à deux jours du 14 juillet et de la traditionnelle interview présidentielle, ce petit jeu n'amuse vraiment plus grand monde...

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