Manuel Valls dément appeler à voter Emmanuel Macron mais refuse de parrainer Benoît Hamon

Publié à 06h35, le 14 mars 2017 , Modifié à 15h02, le 14 mars 2017

Manuel Valls dément appeler à voter Emmanuel Macron mais refuse de parrainer Benoît Hamon
Manuel Valls et Benoît Hamon. © Eric FEFERBERG / AFP
Image Sébastien Tronche


Mais que va faire Manuel Valls ? Va-t-il tenir son engagement de soutenir le vainqueur de la primaire organisée par le PS ? Ou va-t-il trahir sa parole et appeler à voter Emmanuel Macron plutôt que Benoît Hamon, comme l’annonce le Parisien de ce mardi 14 mars ?

Lundi soir, l’ancien Premier ministre a pourtant démenti s'apprêter à appeler à voter Emmanuel Macron avant même le premier tour de la présidentielle, à la veille d'une nouvelle réunion mardi de ses proches divisés par la question d'un possible soutien. Interrogé sur l’information du Parisien, intitulée "Présidentielle: Valls va appeler à soutenir Macron dès le premier tour", laissant entendre qu'il pourrait le faire dès ce mardi, l'ancien Premier ministre a indiqué à l'AFP "avoir fait démentir cette information" par son proche entourage. A l’AFP, le bras droit de Manuel Valls Carlos da Silva a affirmé :

Rien dans cet article n'est vrai, en dehors du fait qu'il y a une réunion mardi (bien mardi).

Avant de parler à l’AFP, celui qui est également le suppléant et l’assistant parlementaire de Manuel Valls avait tweeté un premier démenti, sans toutefois préciser ce qui était faux dans l’article du Parisien :



Si le camp Valls dément, pour l’instant, tout appel à voter pour le candidat d’En Marche dès le premier tour, Manuel Valls ne parrainera pas Benoît Hamon. Le finaliste malheureux de la primaire confie ainsi à Paris Match, dans un article daté de ce mardi, qu’il ne parrainera pas le candidat du PS. Il le dit assez clairement :

Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon. (…) Hamon ne suscite pas d'engouement. Je ne pourrais pas assumer autant de contradictions.

Voilà qui devrait ravir Benoît Hamon, déjà lâché par plusieurs membres de l’aile droite du PS partis rejoindre Emmanuel Macron. Proche du candidat, Pascal Cherki a répliqué sur Twitteraux propos de Manuel Valls :



J'ai parrainé Jospin en 2002, Royal en 2007 et Hollande en 2012. Un responsable ne déserte jamais le champ de bataille pour se planquer !

Mais selon des sources concordantes parmi les proches de l'ex-Premier ministre, plusieurs lignes s'affrontent parmi eux quant à l'attitude à adopter, alors qu'Emmanuel Macron est bien placé pour affronter Marine Le Pen au second tour selon les sondages, que François Fillon est fragilisé par l'affaire des emplois présumés fictifs et que le vainqueur de la primaire socialiste Benoît Hamon apparaît distancé. S'il les avait à nouveau appelé à "rester ensemble", formule visant à empêcher un exode chez Emmanuel Macron, il avait exprimé son "inquiétude" quant à l'accord passé avec EELV par Benoît Hamon, qui peine à avoir un soutien clair et uni des socialistes derrière lui.

Luc Carvounas, pourtant proche de Manuel Valls, fait quant à lui bien campagne pour l’ancien ministre de l’Education nationale. Tout en appelant, dans les colonnes du Monde, Manuel Valls à "mouiller la chemise" pour le candidat socialiste, le sénateur PS demande à ses camarades tentés par Emmanuel Macron de ne pas manquer "ce rendez-vous de l’histoire de la gauche". Que Manuel Valls lui-même pourrait bien manquer.

Du rab sur le Lab

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