Manuel Valls est prêt : "Si Hollande n'y va pas, dans la minute, je suis candidat"

Publié à 15h35, le 17 octobre 2016 , Modifié à 15h35, le 17 octobre 2016

Manuel Valls est prêt : "Si Hollande n'y va pas, dans la minute, je suis candidat"
Manuel Valls et François Hollande © Christophe Ena / POOL / AFP

Où l'on reparle de la possibilité, pour François Hollande, de ne se pas se présenter à l'élection présidentielle de 2017. Une très large majorité des Français souhaite que l'actuel chef de l'État jette l'éponge et assume pleinement la responsabilité de son échec en se retirant de la vie politique dès la fin de son mandat. Mais le Président ne paraît pas, pour l'instant, sur la même longueur d'ondes.

En coulisses en revanche, certains aiguisent déjà leurs armes et notamment Manuel Valls. Les confidences du chef de l'État, relayées dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme Un Président ne devrait pas dire ça… (éd. Stock), ont semé le trouble au sein de la gauche. Même Stéphane Le Foll a eu du mal, dimanche 16 octobre, à expliquer que ce livre "avait l’objectif de faire un bilan de tout ce qui s’est passé" mais qu'il devait "sortir après le quinquennat". Claude Bartolone s'est quant à lui dit "stupéfait" des confidences présidentielle. L'heure est au doute.

Alors dans l'ombre, Manuel Valls avance ses pions. Et il n'hésite plus à faire valoir ses ambitions. Cité par Le Monde ce lundi 17 octobre, le chef du gouvernement confie :

Si Hollande n'y va pas, dans la minute, je suis candidat.

 

Une phrase prononcée, précise Le Monde, quelques jours avant que n'éclatent les nouvelles crises liées à la publication de Un Président ne devrait pas dire ça… et qui confirme les inquiétudes de François Hollande. "Il faut que je me méfie", avait lancé, début octobre, le chef de l'État, visant son Premier ministre.

En outre, cette confidence s'inscrit parfaitement dans le story-telling entamé depuis plusieurs jours par Manuel Valls, entre déplacements tous azimuts et tribunes sur Facebook pour expliquer qu’il a beau être chef du gouvernement, il garde quand même sa liberté… Depuis le Canada mi-octobre, Manuel Valls a également pris de la distance vis-à-vis des confidences présidentielles, estimant qu'il fallait avoir, dans l'exercice du pouvoir, "de la pudeur, de la hauteur de vue".

Lundi matin, c'est un de ses proches, Luc Carvounas, qui s'est épanché. "On nous demande d’aller au combat pour lui dans les prochaines semaines, mais à déblatérer sur tout et tout le monde, c’est devenu indéfendable", a déclaré la maire d’Alfortville, cité par L'Opinion

Ou comment savonner la planche de François Hollande. 

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