Manuel Valls garde intactes ses ambitions présidentielles : "ça viendra"

Publié à 09h25, le 18 septembre 2016 , Modifié à 10h24, le 18 septembre 2016

Manuel Valls garde intactes ses ambitions présidentielles : "ça viendra"
Manuel Valls. © AFP

En politique comme ailleurs, il ne faut jamais insulter l’avenir. JA-MAIS. C’est ce que fait méthodiquement Manuel Valls quand il défend François Hollande alors que l’hypothèse d’une non-candidature du chef de l’Etat en 2017 existe. Manuel Valls le sait mais ne veut pas passer pour "Brutus", à savoir Emmanuel Macron. "Je serai solidaire, je ne sauterai pas du navire", confie-t-il au JDD de ce dimanche 18 septembre tout en précisant qu'il ne sera "pas porte-parole de la future campagne" et qu'il veut "être totalement libre".

Mais, comme l’expriment nombre de ses soutiens, le Premier ministre croit fermement que François Hollande renoncera à briguer un deuxième mandat s’il sent qu’il sera éliminé dès le premier tour. Alors Manuel Valls se tient prêt, lui qui n’a jamais caché ses ambitions élyséennes, "entre 2022 et 2032", plaisante-t-il, mais a toujours préservé François Hollande pour mettre en avant sa loyauté. "Ne sous-estimez pas la volonté et la force de François Hollande", prévient l’ancien ministre de l’Intérieur pour qui il ne faut pas enterrer trop vite François Hollande. Et de lâcher, au milieu de ces confidences :

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Les Français cherchent. Ils ont essayé Sarkozy, ils ont essayé Hollande…

"

Et lorsqu’on lui demande qui les Français peuvent bien essayer maintenant (ou en 2017), Manuel Valls réplique tout de go :

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Ben, moi. Ça viendra…

"

Tôt ou tard. Mais gageons que le Premier ministre espère en se rasant le matin que "ça viendra" le plus tôt possible. Et pourquoi pas dès 2017. D’ici là, Manuel Valls doit être patient. Et plus encore s’il doit attendre 2022 pour concourir au scrutin de ses rêves.

[BONUS TRACK] La droite à la primaire de la droite

Qui ira voter à la primaire de la droite ? Les électeurs FN, comme le souhaiterait Nicolas Sarkozy ? C’est pas gagné. Les électeurs de gauche, pour barrer la route à Nicolas Sarkozy ou au contraire voter pour lui estimant qu’il est le meilleur candidat pour permettre à la gauche de dépasser le premier tour ? Manuel Valls n’y croit pas. Ainsi, comme le rapporte Le JDD ce dimanche, le Premier ministre a-t-il lancé à Brice Hortefeux, bras droit de Nicolas Sarkozy, vendredi lors de la visite du centre de recherche et de technologie Michelin près de Clermont-Ferrand :

 

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Je ne crois pas à cette idée selon laquelle la gauche viendrait voter à votre primaire. Vous, vous aurez des gens du FN qui viendront voter. Et, à mon avis, ils ne voteront pas Juppé, si tu vois ce que je veux dire…

"

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