Manuel Valls ne fait pas de différence entre des manifestants anti-Loi Travail et les casseurs

Publié à 17h34, le 15 juin 2016 , Modifié à 21h41, le 15 juin 2016

Manuel Valls ne fait pas de différence entre des manifestants anti-Loi Travail et les casseurs
Manuel Valls en 2010 © BERTRAND LANGLOIS / AFP

Le Parti socialiste se divise en deux catégories : ceux qui font une différence entre casseurs et manifestants contre la Loi Travail et ceux qui n'en font pas. Sans trop s'avancer, on peut considérer que Manuel Valls appartient vraisemblablement à la deuxième catégorie.

Après avoir évacué la question des "violences policières", terme qu'il met lui-même entre guillemets, le chef du gouvernement, lors de la séance de questions au gouvernement ce mercredi 15 juin a fustigé des actes "intolérables et inexcusables" observés mardi lors des manifestations contre la Loi Travail.

Puis, après avoir parlé de "manifestations organisées, sans qu'on mette clairement la frontière entre les manifestants et les casseurs", Manuel Valls a été très clair dans son refus de faire un distinguo entre casseurs et manifestants.

Il a dit :

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Je constate que des manifestants ont été complices de violences.

 

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Voilà qui ne devrait pas ravir Benoît Hamon. Que les choses soient claires : pour le député PS des Yvelines, les violences observées en marge des manifestations contre la Loi Travail sont "inacceptables". Inacceptables d'un point de vue purement social mais aussi politique. Car l'élu socialiste, farouchement opposé au texte présenté par le gouvernement, estime quant à lui que ces violences nuisent à la popularité du mouvement de contestation, et donc à sa force.

C'est le message que l'ancien ministre avait déjà voulu faire passer mardi 14 juin, après une journée marquée, notamment, par des bris de vitre à l'hôpital Necker-Enfants malades. "1 million de manifestants paisibles à Paris. Voilà l'info à retenir", avait tweeté le député.

Ce mercredi, interrogé par France 3 avant la séance de questions au gouvernement, Benoît Hamon a ajouté :

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Ces violences s'exercent d'abord contre ceux qui manifestent puisqu'au bout du compte, elles desservent leur cause et leur cause c'est d'éviter que les heures supplémentaires soient moins bien payées, d'éviter qu'on licencie plus facilement, de protéger la médecine du travail. Voilà pourquoi les gens manifestent et aujourd'hui ils voient leurs causes souillées, salies, par ceux qui cassent.

 

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Voici donc un nouvel axe de fracture entre deux gauches de plus en plus irréconciliables. 

Du rab sur le Lab

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