Manuel Valls récupère le #JeSuisLaBandeDeValls lancé par le Printemps républicain pour le défendre face à Mélenchon

Publié à 13h02, le 08 octobre 2017 , Modifié à 12h27, le 09 octobre 2017

Manuel Valls récupère le #JeSuisLaBandeDeValls lancé par le Printemps républicain pour le défendre face à Mélenchon
Manuel Valls. © AFP
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Loïc Le Clerc pour

Depuis plusieurs jours, le clash entre Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon a pris une teneur trèèès violente. L'huile s'est embrasée le 7 octobre, lorsque le député LFI démissionne de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie en accusant dans un communiqué l'ancien Premier ministre d'être un "personnage extrêmement clivant, qui suscite de forts rejets du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l'extrême droite".

S'en est suivi un échange entre les deux hommes, par tweets interposés. Manuel Valls qualifiant le "texte" de Jean-Luc Mélenchon d'"ignoble et outrancier". Le chef de file des députés LFI rétorque alors :

La bande à Valls est totalement intégrée à la fachosphère et à sa propagande.

Samedi 7 octobre, de nombreux politiques sont alors venus au secours de Manuel Valls, comme François de Rugy ou Richard Ferrand.

C'est donc tout naturellement que, ce dimanche 8 octobre, Manuel Valls les remercie. Il tweete simplement :

Merci à tous et à toutes #JeSuisLaBandeDeValls

Subtil retournement de l'expression utilisée par Jean-Luc Mélenchon. Oui mais voilà. Le hashtag utilisé n'est pas sans rappeler le #JeSuisCharlie qui avait envahi les réseaux sociaux à la suite des attentats de janvier 2015.

L'origine de ce hashtag de soutien à Manuel Valls n'est pas tellement neutre. Samedi en début d'après-midi, c'est Lunise Marquis qui le tweetait la première.





Maire-adjointe de la mairie du 12ème arrondissement de Paris, elle se revendique comme étant une porte-parole du Printemps républicain, un mouvement défendant une laïcité radicale. Exemple de leurs prises de position : il y a quelques jours, l'université Lyon 2 a annulé un colloque sur l'islamophobie en France. Le fondateur du Printemps républicain, Laurent Bouvet, avait alors dénoncé un "colloque plein d'intervenants islamistes sous couvert académique".

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[EDIT 09/10]

Amine El-Khatmi, président de l'association Printemps Républicain, n'a pas apprécié l'utilisation de l'expression "laïcité radicale". Il tient à préciser au Lab que la "laïcité radicale" est, selon lui, "une expression péjorative". Il développe :

La réalité, c'est qu'il n'y a aucune obsession de notre part. Nous défendons notre pays face à la montée de dérives que certains de vos confrères s'obstinent à ne pas voir. Et nous le faisons à l'encontre de toutes les religions, y compris lorsque des cathos intégristes prient dans la rue contre l'IVG.

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