Manuel Valls veut s’appuyer sur "un bataillon de community managers" pour lutter contre la propagande jihadiste

Publié à 06h50, le 28 mai 2015 , Modifié à 07h29, le 28 mai 2015

Manuel Valls veut s’appuyer sur "un bataillon de community managers" pour lutter contre la propagande jihadiste
Manuel Valls. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

CM POWER – Il y a, contre le jihadisme, la lutte armée. Et puis il y a la guerre contre la propagande jihadiste, et notamment celle de l’Etat islamique, très au fait de la communication 2.0 sur les réseaux sociaux ou sur Youtube.

La France veut s’attaquer à cette propagande internet. Le gouvernement avait ainsi déjà lancé un site internet "stop jihadisme". Désormais, l’Etat veut créer deux cellules de "community managers", l'une publique, l'autre associative, chargés de lutter plus efficacement contre la propagande, a annoncé Manuel Valls, mercredi 27 mai.

Le Premier ministre a expliqué, lors de la "Masterclass" organisée par le site d'informations en ligne Huffington Post et l'université de Paris-Dauphine, qu'il s'agissait désormais de "franchir une nouvelle étape" en s'adressant "au cœur de cible, les jeunes en voie de radicalisation eux-mêmes".

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Nous allons donc mettre en place un bataillon de community managers de l'Etat pour opposer, et c'est plus difficile, une parole officielle à la parole des jihadistes et ne pas leur laisser l'espace numérique.

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Ce "bataillon" prendrait la forme de deux cellules, précise le Service d'Information du gouvernement (SIG), chargé du projet : l'une étatique, avec des fonctionnaires issus de ministères, et l'autre, qui serait adossée à une fondation privée, animée par des militants associatifs. L'objectif est de mettre en place ces deux cellules, dont les effectifs ne sont pas encore arrêtés, avant la fin de l'année, a précisé à l'AFP le directeur du SIG Christian Gravel.

"Nous produirons des outils de contre-discours pour alimenter ces community managers que j'évoquais, et qui pourront ainsi croiser le fer plus efficacement avec les recruteurs jihadistes sur la toile pour ouvrir les yeux à ceux qui sont embarqués dans cette logique" de radicalisation violente, a également proposé le Premier ministre. Quant à ces community managers, "on va recruter non pas que des policiers, mais aussi des 'hackers'", a suggéré Manuel Valls.

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